Un documentaire sur l'Australie intégralement réalisé par des jeunes de la région ? Voilà qui est intriguant et donne envie d'en savoir un peu plus, surtout quand la communication fonctionne plutôt bien via les réseaux sociaux, la presse locale et la plateforme KissKissBankBank.com. Le "consommer local" trouve donc aussi son sens dans la salle de cinéma l'espace d'une soirée. Enfin, tout n'est pas local, puisque le film est justement centré sur un gros caillou à l'autre bout du globe. En route donc pour l'Australie, les lumières s'éteignent et les premières images défilent à l'écran. Pas de doute, on assiste bien à un film à petit budget ! La caméra tremblotte, l'image est parfois un peu floue, la définition pêche dans les situations sombres... On vous accordera tout cela sans soucis, et passées les premières minutes, on s'y fait très bien et on oublie ces petits désagréments qui en fait sont un témoignage supplémentaire de l'authenticité des images rapportées par nos aventuriers. La première vraie gêne vient de la voix-off un peu naïve et dont l'humour bas de gamme est trop présent. Puis viennent les premiers témoignages de gens rencontrés sur place. Étudiants Australiens, Asiatiques, mais aussi professeurs et encore Français expatrié, tous apporteront leur point de vue sur la société australienne. Le film prend de l'épaisseur et nous transporte dans les grandes villes du Sud-Est du pays pour diversifier son propos. Les conversations sont principalement centrées sur les difficultés liées à l'intégration des immigrés en Australie. Il manque certainement un fil rouge ou une problématique plus clairement définie qui permettrait au spectateur de ne pas se sentir perdu au milieu du documentaire. Cet errements ne dure heureusement que quelques minutes, le temps de nous transporter vers le centre désertique du continent à la rencontre de la cohabitation entre civilisation occidentale et aborigènes. Là, le film prend une autre dimension et devient pleinement captivant. Les enjeux sont clairs et on nous donne à voir une situation plus que bancale qui fait monter l'intensité du documentaire. D'une manière globale, on se rend bien compte que l'équipe a nettement progressé au fil de son aventure alors que la dernière demi-heure est grandement supérieure en tout point, sur le fond comme sur la forme, à la première. C'est donc sur une impression positive que le film laisse les spectateurs. Nous avons appris des choses grâce à ce docu qui tente à tout moment de rester le plus objectif possible en recueillant l'avis des différentes composantes de la société. C'est en fait un documentaire sur les Australiens, et pas sur l'Australie, ce qui le rend davantage intéressant, cette dernière catégorie étant plus rare que la première. N'hésitez pas à aller voir le résultat par vous-même et à encourager l'équipe qui, si elle continue comme elle l'a fait tout au long de ce long-métrage, s'améliorera encore et pourrait continuer à nous offrir de bons moments dans le futur !
MA NOTE : 2/4
http://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/the-australian-way
http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=EqLW7BxcGpw
vendredi 16 novembre 2012
jeudi 8 novembre 2012
Argo
En ce qui concerne Ben Affleck, c'est clair, il y a eu un avant et un après 2007. Alors qu'avant cette année fatidique, il incarnait le maillon faible du duo qu'il formait avec Matt Damon (qui avait réussi à s'imposer comme un gros cachet dans les productions américaines), Ben a vu la tendance s'infléchir lorsqu'il a réalisé son premier long-métrage, Gone Baby Gone. Salué par la critique, le film a sans doute eu un impact énorme sur la carrière du beau brun. Habitué des superproductions niaises où il tenait le rôle du grand dadet dénué de charisme, Ben change radicalement de registre et acquiert d'un coup de la crédibilité dans le monde du ciné d'auteur américain, d'autant plus qu'après Will Hunting, qui avait jusque là bien plus profité à son compère, cela faisait une belle piqûre de rappel. Second coup de force deux ans plus tard, cette fois-ci en tant qu'acteur, avec la sortie du très bon Jeux de Pouvoir, où Ben joue avec sobriété un rôle pas évident. Ceux qui croient toujours au coup de chance vont définitivement avoir le bec cloué avec le très bon The Town, de et avec monsieur Affleck. Il s'impose avec ce second long-métrage comme un réalisateur de grand talent qui aime traiter la violence avec un oeil subjectif et un angle "social". La sortie de son troisième long-métrage, Argo, est donc un évènement attendu. Et dès les premières minutes, on sait que l'on va assister à du grand cinéma. Les premiers rappels historiques sont immédiatement très critiques vis à vis du rôle joué par les USA dans les conflits mondiaux ; le film continuera sur cette ligne abrasive envers la politique extérieure américaine durant toute la durée du film. La narration est extrêmement bien faite : on jongle avec perfection entre faits historiques, scènes de tension et moments scénarisés avec beaucoup de touches humoristiques. On en apprend également beaucoup sur le fonctionnement de la grosse machine hollywoodienne, qui en prend pour son grade au passage. Si le film fonctionne aussi bien, c'est aussi parce qu’il est servi par les magnifiques prestations de ses acteurs, à commencer par John Goodman et Alan Arkin, superbes en producteurs de cinéma magouilleurs. Argo offre aussi une réelle tension palpable sans que le film n'en fasse trop à aucun moment. L'équilibre est parfait entre amusement dû à la solution proposée aux personnages qui se doivent de jouer le jeu et risque énorme de se faire prendre, ce jusqu'aux dernières minutes. Au final, Argo est non seulement le meilleur film d'espionnage de l'année, mais aussi un des immanquables de 2012, une petite pépite qui fait du bien au cinéma en temps de vache maigre.
MA NOTE : 3/4
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=190267.html
MA NOTE : 3/4
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=190267.html
mardi 6 novembre 2012
Sinister
Un nouveau film dont on nous promet qu'il est le plus effrayant de tous
les temps ! Je ne sais pas jusqu’à quand les studios vont utiliser cet
argument marketing, mais visiblement, ça doit toujours fonctionner... La
promesse s'appuie ici sur des faits qui vont dans ce sens : on flippe
grave ! Effectivement, il m'est arrivé à plusieurs reprises d'avoir les
poils des bras qui se hérissent, de sursauter ou autre signe distinctif
du genre. Ethan Hawke sied à merveille pour ce rôle qui diffère avec ce
qu'on a l'habitude de le voir jouer. Malheureusement, il est un peu seul
dans ce film, sa femme étant inconsistante et les enfants, notamment sa
fille, faisant très pâle figure en comparaison avec Natacha Canalis vue
dans Possédée. Toujours est-il que l'idée d'un écrivain parcourant
l'Amérique et s'installant dans des lieux ayant accueilli des faits
divers sordides est intéressante. On part sur un film à mi-chemin entre
le film d'épouvante et le film d’enquête journalistique. Les deux
premiers tiers fonctionnent très bien, parce que justement le
réalisateur jongle avec brio entre la peur la nuit et les découvertes
qui font avancer l'histoire le jour. L'utilisation de films en Super 8
ajoute à l'attrait sensoriel du film ; voir le personnage principal
manier les bandes, les préparer sur le lecteur, lancer leur lecture,
apporte un aspect mystique au film. Hélas, la fin est assez prévisible
et bâclée par rapport au reste du film, et c'est malheureusement
l'impression qui reste en tête quand le spectateur quitte la salle...
MA NOTE : 2/4
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=200962.html
MA NOTE : 2/4
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=200962.html
Paranormal Activity 4
On use jusqu'à la rupture le filon des précédents. Alors oui, on sursaute, mais on ne ressort pas franchement traumatisé... Si le premier volet nous foutait les jetons en racontant une histoire traumatisante, il n'en est rien ici, avec simplement du déjà vu... On s'en passe très aisément...
MA NOTE : 1/4
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=198903.html
MA NOTE : 1/4
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=198903.html
Frankenweenie
Difficile de trouver un réalisateur qui diverge autant l'opinion publique que Tim Burton. Il est même plutôt rare de trouver des amateurs de cinéma qui n'ont pas d'opinion à son sujet. Il fait partie de ceux que l'on aime ou que l'on déteste. J'ai personnellement du mal avec son travail, qui va trop dans l'étrange au détriment du rythme de ses films qui en pâtissent la plupart du temps, ce qui se traduit en ennui pour le spectateur. Le dernier, Dark Shadows, était d'ailleurs d'une mollesse et d'une niaiserie qui laissaient penser que Tim était cramé, peut-être définitivement, son dernier bon film selon les critiques remontant à 2007 et Sweeney Todd. Cinq mois après son cuisant échec, Burton revient avec une de ses armes spéciales qui n'a jamais déçu : le film d'animation. Il faut savoir que, si Frankenweenie est un remake d'un vieux film américain, Tim Burton en avait déjà fait un court métrage à ses débuts, dans les 80's. Immédiatement, on est plongé dans une atmosphère très proche de celle d'Edward aux Mains d'Argent : la banlieue sage américaine où chaque élément fait partie intégrante d'une communauté omnisciente. L'histoire offre le mélange parfait de bizarrerie, d'émerveillement, d'innovation et de tension. Avec une pointe d'humour toute burtonnienne, bien entendu, avec la sauce au décalage qu'il aime servir avec ses petits plats. Le film fonctionne très bien, et on est pris dans cette aventure a priori légère mais où les émotions transparaissent, fortes, réelles. Ce garçon, on le croit, on le comprend, on le plaint. Le film réussit aussi dans son absence de longueur (enfin !). C'est graphiquement très beau, mais la 3D, vraisemblablement imposée par Disney, est inutile.
MA NOTE : 3/4
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=132661.html
MA NOTE : 3/4
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=132661.html
mardi 30 octobre 2012
Les Seigneurs
Décidément, faire un film qui tourne autour du football s'avère être bien difficile. Lorsqu'il s'agit de filmer des séquences de jeu, on assiste toujours à des trucages grossiers et laids qui pourrissent toute l'action. Dans ce film, on a absolument voulu faire appel aux comiques les plus populaires de France, quitte à ce qu'ils n'aient aucune crédibilité dans la peau de footballeurs. En ressort un film terne où seul Omar a la bonne attitude sur le terrain. Quelques vannes nous font sourire, mais le scénario est bien trop pauvre et prévisible pour nous emballer. On a délocalisé les chtis en Bretagne et on recommence... J'écris cet article au lendemain du visionnage, et j'ai déjà oublié pas mal de choses de ce navet sans saveur. A éviter, donc.
MA NOTE : 1/4
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=190768.html
MA NOTE : 1/4
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=190768.html
lundi 29 octobre 2012
Skyfall
Quatre ans se sont écoulés depuis le mitigé Quantum of Solace, qui, je vous la dis, gagne à la revoyure. Quatre années durant lesquelles, pendant que la MGM se battait contre son surendettement, la maison de production nous a tenus en haleine en distillant au coup par coup des informations sur le 23ème épisode de James Bond. La première d'entre elle restera la plus importante : en 2009, MGM annonce donner les clés de la réalisation du prochain opus à Sam Mendes. On dirait qu'une page s'est tournée ces denrières années. Les studios ont compris qu'ils avaient intérêt à confier les grosses franchises à des réalisateurs au talent affirmé. Ainsi, nous avons eu les Spiderman de Sam Raimi, les Batman de Christopher Nolan et les Mission : Impossible de J.J. Abrams. 007 est donc pour le temps d'un épisode sous l'égide d'un réalisateur auréolé d'un Oscar pour son tout premier film, American Beauty, et dont les films suivants sont de très grande qualité (notamment le très sombre et marquant Les Noces Rebelles). Les semaines d'attente se transforment ensuite en mois puis en année, pendant que le titre et le casting du film nous sont fournis. Enfin, nous y sommes. Le film débute par une séquence d'un quart d'heure, tout comme les deux précédents, avec course poursuite de haute volée et effets spéciaux très réussis. La différence avec les prédécesseurs réside dans l'apparence de Daniel Craig, visiblement vieilli et abimé, qui n'a plus la force naturelle d'antan. Et puis l'accident arrive ; notre beau héros est victime d'un tir raté et disparaît. Le magnifique générique de début nous laissera tout juste le temps de digérer l'information et de nous demander si ce que l'on vient de voir est vraiment ce qui a été diffusé à l'écran ou si notre cerveau nous a joué des tours. Et puis l'action commence. Le MI6 est visé par des attaques de toutes sortes et de grandes envergures, qui menacent la sécurité intérieure du Royaume Uni, et surtout de ses agents secrets. Lorsqu'il voit ça, James sort de sa fausse mort pour sauver sa patrie, bien que bon pour la casse. C'est ici un thème très fréquemment abordé : la chute du héros qui perd son invulnérabilité. J'en reviens aux derniers Batman et Mission : Impossible où tout se cassait la gueule. Ces situations permettent de creuser les personnages et d'en apprendre plus à leur sujet. Et c'est le cas ici. Le gros point fort du film est là : la relation Bond - M est mise à plat. M, de manière générale, que l'on connaissait par bribes, se révèle être un personnage passionnant et tourmenté entre ses sentiments et le devoir qu'elle a de par sa fonction vis à vis de son pays. Javier Bardem nous offre un méchant jamais vu dans un James Bond. La scène de sa rencontre avec 007 est déjà culte, avec un monologue sur les rats qui nous fait penser à Heath Ledger en Joker et une dialogue plein de sous-entendus audacieux avec son ennemi iconique. Pendant tout le film, les références aux anciens épisodes se succèdent avec le meilleur goût possible et toujours sous forme de clin d’œil humoristique. C'est entre autre là que l'on se rend compte du talent du chef d'orchestre Sam Mendes. On le voit aussi sur la qualité graphique de l'image, sublime, surtout dans la dernière demi-heure campagnarde du film. Le réalisateur nous offre une image crépusculaire presque dorée qui pousse au maximum le côté surréaliste du dénouement. De manière générale, les presque 2h30 du film passent d'une traite. Pas une seconde de superflue. On ressort du film quelque peu troublé, mais enchanté d'avoir assisté à un spectacle de cette envergure et de cette qualité.
MA NOTE : 3/4
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=145646.html
MA NOTE : 3/4
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=145646.html
dimanche 28 octobre 2012
Amour
Michael Haneke, c'est deux Palmes d'Or lors des quatre dernières années, une envergure de taille sur le cinéma et une poignée de films qui ont marqué les spectateurs. La dernière Palme d'Or en date, c'est donc Amour, dernier petit bijou créé par le germano-autrichien. Continuant à traiter des thèmes difficiles de forte manière, Haneke s'attaque ici à la fin de vie au sein d'un couple magnifiquement interprété par les brillants Jean-Louis Trintignant et Emmanuelle Riva. Le premier est sidérant de courage et de volonté et la seconde est touchante dans sa façon d'envisager sa fin. L'énergie et la communion entre ces deux personnes est plus forte que tout et laisse à réfléchir sur l'évolution des rapports humain durant le vingtième siècle. L'amour est plus fort que tout. On serait prêt à tout pour rester au près de l'être aimé. L'aggravation progressive et certaine de l'état de santé de la femme choque tout le monde mais pas le mari, pour qui la relation et le lien qu'il entretien avec elle dépassent haut la main ces obstacles. Quoi qu'il arrive, il sera là, toujours. La maladie le touche lui autant qu'elle. Les réactions des proches semblent or de propos, et pourtant, en y réfléchissant bien, on n'agirait pas différemment à leur place. L'impuissance face à une situation fatale est quelque chose que ce cinéaste adore montrer, et qu'il fait de la plus belle des manières. On est prisonnier, aux côtés des protagonistes, du sort. Le dénouement est amené de manière naturelle et logique, et est davantage vécu comme une preuve d'amour, comme une délivrance, qu'autre chose. Ce film est marquant et reste très longtemps dans les esprits, à l'instar des précédents films du réalisateur.
MA NOTE : 4/4
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=188067.html
MA NOTE : 4/4
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=188067.html
vendredi 26 octobre 2012
Dans la Maison
Ozon imbrique un fantasme dans un second avec ce film. Celui de l'enseignant qui a une relation privilégiée avec son élève surdoué, sorte de fils spirituel ou encore mini-moi rêvé d'un côté ; celui de pénétrer l'intimité d'un foyer familial et de le manipuler pour le bouleverser de l'autre. Tout ceci est fait par la métaphore du récit de l'adolescent. L'aspect le plus plaisant du film est d'ailleurs les micro-modifications que suggère l'excellent Luchini à son élève tandis que nous voyons à l'écran une transposition visuelle de l'écriture. Une sorte de tension malsaine enrobe le film et lui donne un côté angoissant et poignant. Nul moyen de savoir où tout cela nous mène. Cet enfant dérangeant mène la danse sur l'écran mais aussi dans nos têtes de spectateurs. A voir donc.
MA NOTE : 3/4
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=193715.html
MA NOTE : 3/4
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=193715.html
jeudi 25 octobre 2012
La Pirogue
Il y a déjà beaucoup de choses de dites dans le titre ; La Pirogue. Pas UNE pirogue, LA pirogue. Celle qui pour beaucoup d'Africains représente non pas une solution, mais la solution. Attirés par les sirènes d'outre mer, ils se jettent dans les vagues destructrices de l'espoir vain, espoir qui les maintient en vie jusqu'au moment où les vagues deviennent des rouleaux et où un accroc sérieux survient dans leur embarcation de fortune. Quand le problème n'est pas matériel, il est humain. Vivre les uns sur les autres, qui plus est au milieu d'une situation périlleuse est source de nombreuses querelles destructrices et meurtrières. La peur et le doute nourrissent la haine et le rejet, et il n'est rien de plus rapide que de passer des rires aux larmes. Ce tout cela que montre le film, ni plus ni moins, de façon crue et peut-être trop brut. J'entends par là la mise en scène qui, très sobre, pourrait perdre certain spectateurs dans l'apparente monotonie du récit. De plus, il manque un petit quelque chose pour nous pousser à nous sentir à la place des personnages à l'écran.
MA NOTE : 2/4
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=206433.html
MA NOTE : 2/4
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=206433.html
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