Disons le clairement, Franck Dubosc en tête d'affiche d'une comédie, ça a tout de même de quoi faire peur ; alors Frank Dubosc épaulé par Kev Adams, ça pourrait carrément faire fuir ! Aux manettes, c'est Pascal Bourdiaux, un mec qui a déjà réalisé Le Mac il y a trois ans, et c’est à peu près tout... Autant dire que tout pue la défaite à des kilomètres avant de rentrer dans la salle. Lorsque le film commence, on a tout d'abord le droit à une collection de scénettes vues une petite centaine de fois en bandes annonces bombardées un peu partout. Puis, assez étonnamment, quelques vannes bien senties viennent provoquer le rire en vous. Bien sûr, le mauvais goût est omniprésent, notamment dans le scénario qui véhicule des idées assez misogynes, qu'il faut prendre au second degré, mais qui laissent tout de même une empreinte douteuse. En effet, les femmes répondraient toutes positivement à un certain type de stimuli sous forme de drague méticuleusement pensée avec la carotte et le bâton. Et les moches ne sauraient dire non face une manifestation d'intérêt poussée. Mais il faut bien le dire, on rit de bon cœur à plusieurs reprises dans ce film, même s'il n'est pas crédible pour un sous (je ne vais pas m'épancher sur les innombrables invraisemblances qui jonchent le film). Reste une impression de bien-être qui se dégage, de bonne humeur inhérente à la vision coupable d'un bon petit nanar. Vous pouvez y allez, c'est nul comme on aime.
MA NOTE : 1/4
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=218634.html
jeudi 20 mars 2014
mardi 11 mars 2014
The Grand Budapest Hotel
La pression était sur les épaules de Wes Anderson, en vue depuis ses débuts dans le cinéma, mais plus particulièrement après son dernier film, Moonrise Kingdom, plébiscité de toute part et notamment par Noir Amer avec sa cinquième place dans le Top 10 de 2012. The Grand Budapest Hotel a des similitudes avec son ainé, que ce soit criantes comme le casting XXL, le côté décalé et irréel de l'histoire et du cadre étrange qui l'entoure, ou plus subtiles ou travaillées comme la symétrie quasi parfaite et systématique de chaque plan que nous offre le cinéaste. Le film diffère avec son prédécesseur sur la qualité de l'histoire, plus complexe et fouillie que la précédente. L'intensité du film en pâtit car l'enjeu n'est pas assez travaillé, d'autant plus que l'histoire est racontée sous forme de flashback. L'histoire part dans tous les sens, et l'attention n'est pas toujours à son sommet, il faut bien l'avouer. Le film est plaisant mais ne suscite jamais un engouement débordant d'enthousiasme, une curiosité dépassant la moyenne ou une jubilation totale. Il y a une certaine impression de brouillon qui règne, comme si le film n'était pas terminé, même s'il repose sur des bases intéressantes et qu'il comporte des idées intéressantes. Bref, on sort un peu déçus.
MA NOTE : 2/4
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=207825.html
MA NOTE : 2/4
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dimanche 9 mars 2014
Only Lovers Left Alive
Jim Jarmuch, réalisateur mythique peu conventionnel, nous livre ici son nouveau film centré sur un couple multi-centenaire de vampires. Tom Hiddleston trouve ici le rôle de sa jeune carrière et Tilda Swinton est comme souvent excellente. Il se dégage une beauté poétique, une force tranquille et un brin inquiétante. La mise en scène vient appuyer cette beauté et cette sensualité qui dégoulinent de ce couple mélancolique et presque dépressif, en ce qui concerne monsieur. Ses seules préoccupations sont le ravitaillement en sang frais, la tranquillité, la possibilité de faire ce qu'il aime, à savoir la musique et sa relation avec son épouse. Il y a également dans cette œuvre distinguée une place de choix laissée à l'art, et quelques clins d’œil viennent aiguiser ici et là la curiosité du spectateur, à l'instar du dévoilement de la véritable identité de Shakespeare. Le film fait également un parallèle très intéressant entre la consommation du sang par ces vampires et la consommation de drogue pour les dépendants à toutes sortes de substances ; quand les vampires n'ont pas leur dose à temps, ils affichent une mine qui ressemblerait à une gueule de bois, mais due au manque de sang, pas à l'excès. La société de consommation actuelle est également passée au crible, par le biais du personnage exécrable de la sœur de la mariée, qui n'a aucun respect ni pour les humains ni pour son propre corps, qu'elle expose au risque de contamination par consommation de sang contaminé. Le film prend son temps mais est suffisamment intense pour qu'on ne s'ennuie pas une minute. Les paysages, les intérieurs, très travaillés, nous transportent dans une parenthèse enchantée lointaine. Et puis, alors qu'on les croyait inoffensifs et rangés de toute la violence habituelle disséminée à leur propos, les deux être aux canines proéminentes nous montrent leur nature animale dans les dernières secondes du film, un peu à la manière de Rosemary's Baby, de Polanski. Un des films forts de ce début d'année 2014.
MA NOTE : 3/4
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=193927.html
MA NOTE : 3/4
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vendredi 7 mars 2014
Non-Stop
Liam Neeson, celui qui incarne désormais le héros indétrônable qui excelle dans la bagarre depuis 2008 et Taken, investit une fois de plus un rôle similaire. Cette fois-ci, il s'agit du rôle déjà vu mille fois du flic (de l'air) désabusé qui a perdu sa fille à cause d'une maladie à la con, histoire de bien s'assurer de l'empathie du public. Bien évidemment, le mec est alcolo, et bien évidemment, il est intègre et il est inenvisageable qu'il puisse être tenté de trahir son pays. Le méchant, lui, a été traumatisé par le 11 septembre et veut donner une bonne leçon à son pays en s'en prenant à ses ressortissants (c'est d'une logique implacable mais on voit tout le temps ça...). Tout cela sent le réchauffé ; ça a l'odeur des premiers Die Hard, mais ça n'en a pas le goût. Ça n'est absolument pas original et le suspense est nul, sans compter les longues minutes que l'on passe à regarder sa montre en espérant que l'action démarre enfin... Bref, le meilleur conseil concernant ce film, c'est de ne surtout pas aller le voir au cinéma. A la télé, vous pourrez toujours zapper quand vous en aurez marre.
MA NOTE : 1/4
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=196467.html
MA NOTE : 1/4
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vendredi 28 février 2014
Minuscule - La Vallée des Fourmis Perdues
Gros buzz de ce début d'année 2014, Minuscule collectionne les atouts qui font mouche auprès des critiques ciné et des spectateurs pour faire parler de lui dans l'hexagone ; c'est un film français, d'animation et muet. Le principe est simple et intéressant : les décors utilisés sont réels et ont été filmés en pleine nature. Par dessus ces jolis paysages sont incrustés nos petits protagonistes, insectes en tout genre, dont majoritairement des coccinelles, des fourmis et des mouches. Chacune de ces espèces nous montre ses caractéristiques, physiques et aussi morales, inventées de façon humoristiques par les scénaristes. Les coccinelles seraient donc peureuses, les fourmis noires travailleuses, les fourmis rouges conquérantes et les mouches belliqueuses. Tout ceci est sympathique et respire la bonne humeur, mais tire un peu dans la longueur au bout d'un moment. Car le scénario est assez simple et banal et l'histoire manque d'enjeux et d'intensité pour passionner les foules de la première à la dernière minute. Je pense que ça aurait fait un génial court-métrage, un peu comme Pixar propose au début de tous ses films, mais je reste douteux sur le fait qu'il y ait la matière suffisante pour proposer un long-métrage.
MA NOTE : 2/4
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=197310.html
MA NOTE : 2/4
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mercredi 26 février 2014
The Ryan Initiative
On ne va pas y aller par quatre chemins, ce film n'a que très peu d'intérêt. Pâle copie vaguement inspirée des James Bond, Mission : Impossible et autre Bourne, le film met en avant un Chris Pine qui a décidément bien du mal à percer en dehors de son rôle de Kirk dans la saga qui l'a fait connaître, Star Trek. Ici, il incarne un héros américain tombé à la guerre et qui a retrouvé sa condition physique on ne sait trop par quel miracle suite à un crash d'hélicoptère. Rien ne tient debout... Sa récupération physique, sa rencontre avec l’infirmière, son entrée dans la CIA, le déroulement des étapes en Russie, un méchant Russe joué par un Anglais et le dénouement de l'histoire. C'est bancal, au bas mot... Banal, pour sûr ! Et totalement oubliable. A zapper de toute urgence.
MA NOTE : 1/4
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=193312.html
MA NOTE : 1/4
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mercredi 19 février 2014
Robocop
Il fallait bien s'en douter et ils l'ont fait, le remake du mythique Robocop de Paul Verhoeven, soit le deuxième du même auteur un an et demi après le médiocre Total Rekall. D'un côté, les ressemblances avec l'original ; la bande son, les codes esthétiques, Detroit. De l'autre, des disparités parfois extrêmes ; des acteurs sexe-symboles, une histoire centrée sur la création du robot, un blasphème de Robocop en noir, Robocop qui court plus vite que Bolt et saute plus haut que Lavillenie... Des bonnes et des mauvaises idées, en somme. Je regrette tout de même le tricottage du début interminable jusqu'au moment où le robot nous est finalement livré. L'original commençait comme ça et n'en souffrait pas du tout, bien au contraire. On comprenait ce qui avait amené la création de l'homme-robot via des indices ici et là et quelques flash-back. Ici, il n'en est rien, et l'on nous sert le tout de manière linéaire alors que l'on sait très bien où tout cela va nous emmener, remake oblige... Côté point positif, on notera la magnifique performance de Samuel L.Jackson en leader de pensée, drôle et flippant à la fois, tant il s'appuie sur des exemples solides outre-Atlantique de ce qu'est le contrôle de la pensée des foules. On notera également que le film marche sur les plates-bandes de Terminator en incorporant un débat sur la présence des machines dans la société et le fait de leur laisser un pouvoir aussi important que celui de vie ou de mort sur les Hommes. Un film mitigé donc, avec sa dose d'humour et de pathos.
MA NOTE : 2/4
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=138376.html
MA NOTE : 2/4
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mardi 18 février 2014
American Bluff
Tourné un peu dans l'esprit d'un Ocean's Eleven, American Bluff et son casting de rêve apparaît rapidement comme étant un peu fouillis au niveau de sa structure narrative qui ne respecte pas l'ordre chronologique des évènements et mélange personnages et récits secondaires. Ce qui nous bluffe tout d'abord, c'est la qualité des décors et des costumes retranscrivant une atmosphère ultra réaliste des années 70, dans une Amérique qui colle des paillètes un peu partout pour cacher la misère. Le point fort du film, c'est assurément la prestation des acteurs, et surtout celle des deux actrices, absolument phénoménales, qui font d'ores et déjà figure d'ultra favorites pour les Oscars. La photo est jolie et l'ambiance rappelle fortement l'excellente série Boardwalk Empire, mais avec moins de talent, même si des acteurs de la série sont présents pour accentuer le parallèle. Limite insipide et déroutant pendant la première demi-heure, le film gagne en intensité passé une heure de temps et finit sur les chapeaux de roue. Ici, ce sont les arnaqueurs les plus raisonnables et les agents du FBI qui en veulent toujours plus et ne savent pas raison garder. Et, au milieu d'un film qui semble rouler sur des rails scénaristiques classiques, on assiste à un Chrisitan Bale bedonnant méconnaissable et à deux actrices qui prennent des libertés qui paient à chaque fois, avec une Jennifer Lawrance qui prouve encore une fois l'immensité de son talent (quel dommage qu'il soit gaspillé dans une telle merde comme Hunger Games...). Au final le film laisse une impression mitigée et l'on a l'impression qu'il aurait pu être de meilleure qualité, peut-être avec un montage différent. Quoi qu'il en soit, le film est moins bon que les deux précédents de Happiness Therapy et Fighter.
MA NOTE : 2/4
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=205330.html
MA NOTE : 2/4
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mercredi 12 février 2014
12 Years a Slave
Un an après le formidable Django Unchained de Tarantino, loufoque et improbable, 12 Years a Slave apporte une vision bien plus sombre et proche de la réalité qu'a été l'esclavage aux États-Unis au 19ème siècle. C'est Steve McQueen qui est derrière la caméra, lui que l'on connaissait pour ses films déjà très légers et pas prise de tête pour un sou Hunger et Shame. Trêve de médisances et d'ironie, ce nouveau film révèle dès les premières minutes quelques points forts : son intensité, son atmosphère et le jeu des acteurs. Côté atmosphère, on notera la qualité plastique du film, tant au niveau des décors que des choix de photo qui ont été faits. L'histoire est brutale, sauvage, scandaleuse à souhait, et l'on est pris à la gorge par le récit, comme McQueen à l'habitude de faire. La chute est brutale pour celui qui est né libre et a connu le succès dans les arts à New York, et le film nous fait bien mesuré toutes les étapes de sa captivité et de son esclavage, de la révolte à la stratégie d'évasion en passant par la soumission mêlée de séduction pour s’attirer les faveurs de ses maitres successifs. J'ai dit que les acteurs étaient bons, mais je persiste à dire que Fassbender est très surestimé. Il se fait bouffer à l'écran par tout le monde, les deux "gentils" Cumberbatch et Pitt et l'autre salaud Dano. Mais son manque de charisme et de talent est compensé par la réalisation qui nous offre notamment deux scènes de génie qui s'étirent en longueur, laissant le malaise prendre place dans la salle ; l'une où l'esclave est suspendu à un arbre par le cou, prêt à être pendu, et l'autre où il doit fouetter la plus adorable et innocente de ses consœurs, coupable de son charmé jalousé par la femme du maître. Une œuvre forte, troublante, qui restera dans les mémoires et qui marque ce début d'année de son empreinte.
MA NOTE : 3/4
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=196885.html
MA NOTE : 3/4
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=196885.html
mardi 4 février 2014
Dallas Buyers Club
Ce biopic centré sur la vie de Ron Woodroof, électricien de pacotille fan de rodéo, accroc au sexe et à la drogue, se déroule sur une dizaine d'années, du milieu des 80's au début des 90's. Le film commence alors que Woodroof est déjà séropositif, et tout le monde de notre côté de l'écran le sait, mais le principal intéressé ne l'apprendra qu'après un petit quart d'heure. Ron, interprété par un Matthew McConaughey de gala qui démontre l'étendue de son talent, tout rachitique et apparemment mal en point qu'il est, va devoir affronter des montagnes pour combattre sa maladie. Tout d'abord, celle des préjugés et de l'homophobie dont il faisait partie avant d'être confronté à ce milieu en en partageant la maladie qui les décime. Ensuite, celle plus inattendue de l’État fédéral des USA par le biais de la Food & Drugs Administration, qui approuve tout médicament pouvant se vendre sur le sol étasunien, faute de quoi les cachetons sont illégaux. Là où cette administration est censée être le garde fou des citoyens américains, il s'avère qu'elle s'assure de garder le monopole du marché des médicaments aux industries pharmaceutiques ayant les moyens de payer suffisamment pour ne pas voir se pointer de concurrence, peu importe l'efficacité de leurs produits mis sur le marché. Il s'agit là du moteur essentiel du film qui est malheureusement le moins bon, à l'image d'une Jennifer Garner décidément bien mauvaise, à l'image d'une Judith Godrèche d'outre-Atlantique voulant sauver la veuve et l'orphelin tout en s'assurant sa paye de fin de mois en continuant à travailler pour le loup. Enfin, c'est contre son corps et avec sa santé fragile, physique comme mentale, que Ron devra se battre. Survivre pour se battre contre le système. Se battre contre le système pour survivre. Car on le voit plus que jamais, avoir un objectif fort en tête permet aux retraités, aux malades et aux mourants de vivre plus longtemps. L'association, fonctionnant comme une sorte de mutuelle, le Dallas Buyers Club, est une création précieuse pour ses adhérents mais aussi pour ceux qui y travaillent et qui s'y régénèrent. Les deux acteurs principaux sont excellents, mais l'histoire est un peu trop traitée à la façon d'un Joséphine Ange Gardien version trash. Heureusement, le film comporte quelques gags de très bonne qualité qui tempèrent l'aspect impressionnant d'un McConaughey qui a perdu 25 kilos pour avoir le rôle, qui avait été refusé par nombres de ses pairs avant qu'il ne lui soit proposé. Chapeau bonhomme !
MA NOTE : 2/4
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=137097.html
MA NOTE : 2/4
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