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lundi 4 août 2014

Edge of Tomorrow

Doug Liman a une carrière de cinéaste assez riche, et le moins que l'on puisse dire est qu'il a fait, comme on dit, "à boire et à manger". D'un côté, il est le réalisateur du premier volet de la saga Bourne, La Mémoire dans la Peau ; de l'autre, il est le malheureux auteur des médiocres M&Ms Smith et Jumper. Dans son nouveau film, les extra-terrestres envahissent la planète en commençant par l'Europe, en suivant exactement la même trame que les Nazis, ce qui nous donne un film futuristes aux allures d'Il Faut Sauver le Soldat Ryan, puisque la première scène de combat est le débarquement sur les plages de Normandie, avec comme différence notoire par rapport à son ainé que dans ce film, ce sont des Aliens en forme de méduse contre qui les humains se battent. Pour prolonger la comparaison, la base militaire d'où les opérations sont lancées, berceau de la résistance humaine, est située à Londres. C'est là que Tom Cruise réalisé qu'il a été enrôlé de force dans l'armée. Alors que son débarquement laborieux sur la plage normande se solde par sa mort peu après qu'il ait réussi à abattre un Alien, il est surpris de se réveiller exactement au même endroit que la veille, sur le tarmac militaire de Londres, quelques heures avant d'embarquer vers la France. Le film prend alors de sérieuses allures d'Un Jour Sans Fin, version jeu vidéo à l'ancienne, type Mario, où lorsque vous mourrez, vous devez recommencer depuis le départ. Vous vous améliorez à chaque tentative car vous savez d'où vient la menace et où vous placer à chaque instant, jusqu'à arriver à dépasser à chaque fois l'endroit où vous étiez arrivé précédemment. Très bien rythmé, le film n'offre aucun temps-mort, aidé par le génial Tom Cruise et la magnifique et charismatique Emily Blunt. Beaucoup d'humour vient parsemer ce film d'action-aventure afin de le rendre des plus agréables. Malheureusement, les dernières 20 minutes ne sont pas à la hauteur du reste du film et viennent un peu gâcher tout ça, en témoigne une fin un peu trop conventionnelle.

MA NOTE : 2/4

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=185030.html


lundi 28 juillet 2014

Maléfique

C'est une Angelina Jolie étonnante de force dégagée qui incarne le personnage principal de Maléfique. Cette fée appartient à un royaume fantastique qui fait face à un monde humain, sans que ces deux ne se mélangent, par crainte mutuelle. Lorsque l'humain avec qui elle a lié des liens brise sa confiance pendant son adolescence, Angelina sombre dans le côté obscur et jette un sort à la fille de son ex-amant traitre, elle qui n'y est pour rien. La petite est condamnée à sombrer dans un sommeil éternel le jour de ses 16 ans, et ne pourra être réveillée que par un baiser d'amour véritable. Ça vous dit quelque chose ? Normal, il s'agit là de l'histoire de La Belle au Boit Dormant, sauf qu'elle est ici traitée du point de vue de la méchante sorcière. Les effets spéciaux et visuels sont bluffants et magnifiques, et l'histoire est bien ficelée, avançant d'un pas sûr vers un dénouement qui diffère de celui que nous connaissons. Cette nouvelle version convient autant aux plus grands qu'aux plus petits, et évite les lourdeurs et longueurs habituelles dans ce genre de film. Voilà une réussite totale pour Disney, qui fait là un film qui pourrait en inspirer d'autres dans un futur proche.

MA NOTE : 3/4

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=201429.html


dimanche 27 juillet 2014

Qu'est-ce qu'on a fait au Bon Dieu ?

Voilà typiquement le genre de film qui peut rapidement être foiré, surtout si toutes les vannes sont présentes dans la bande annonce. Heureusement, ici, ça n'est pas le cas, et le film se révèle être assez agréable. Certes, toutes les vannes surfant sur les stéréotypes raciaux sont sorties, mais c'est assez bien articulé, le scénario maintient suffisamment de tension et la réalisation est assez rythmée pour que l'on ne sombre pas dans l'ennui. On rit et l'on se prête à cette comédie bon-enfant pour toute famille qui fait bien le taff. Facile à voir et plaisant, mais pas inoubliable.

MA NOTE : 2/4

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=222259.html


lundi 21 juillet 2014

Maps To The Stars

Cronenberg, réalisateur septuagénaire mondialement connu pour La Mouche, au milieu des années 80, a connu plusieurs phases dans sa carrière. La précédente, au milieu des années 2000, s'articulait autour de la mafia et était très réussie, avec deux films très différents ; A History of Violence, qui est à mon avis le meilleur film de Cronenberg, et Les Promesses de l'Ombre. Maps To The Stars vient en complément de Cosmopolis, et A Dangerous Method pourrait même s'ajouter à ce petit groupe comme étant la base d'une série de films autour de l'articulation entre folie et inventivité de l'être humain, qui est autant capable d'intelligence que de perversité pour arriver à ses fins ou simplement pour exister. Ce dernier film nous montre les affres du monde hollywoodien, avec beaucoup d'humour noir, pour faire avaler ce manque criant d'humanisme et cette hypocrisie omniprésente. Julian Moore rend la monnaie de sa pièce à Cate Blanchett avec son rôle de femme dérangée et prête à tout pour retrouver la gloire, comme c'était un peu le cas dans Blue Jasmine pour la vie privée du personnage principal. C'est dès leur plus tendre enfance que les stars hollywoodiennes sont mêlées aux vices qui polluent le milieu. Le salut, selon le cinéaste canadien, semble impossible, à moins d'utiliser la technique de la terre brulée. Cette vision sombre de l'industrie du cinéma et de l'Homme en général est intéressante, mais la difficulté qu'éprouve le spectateur à ressentir une quelconque empathie pour les personnages rend le film quelque peut hermétique et lui nuit. Et puis, pour des questions de rythme et de force, le film gagnerait à être plus court.

MA NOTE : 2/4

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=215447.html


jeudi 17 juillet 2014

Deux Jours, Une Nuit

Trois ans après leur dernier film, Le Gamin au Vélo, les frères Dardenne reviennent avec un film à nouveau centré sur un problème de société : la précarité due à l'insécurité de l'emploi. Dans le rôle principal, Marion Cotillard, plus maigre et apparemment en mauvaise santé que jamais, incarne Sandra, qui travaille en usine et que son employeur souhaite licencier suite à son retour d'arrêt maladie pour cause de dépression. Si elle en est officiellement guérie, la dépression guette et l'on sent qu'elle rôde, prête à envahir le sujet que nous suivons pendant un peu moins de deux heures. L'intrigue est simple : pendant l'absence de Sandra, ses collègues ont vu leur temps de travail augmenter légèrement pour combler son absence. En a résulté une augmentation substantielle de leur salaire. S'ensuit une terrible nouvelle pour Sandra ; tout le monde semble gagnant à entériner son départ. L'employeur récupérerait ainsi une équipe plus soudée, Sandra divisant l’audience, et les employés conservent leur conditions de travail avec les heures supplémentaires et ainsi un meilleur salaire. Un premier vote est alors réalisé auprès des employés qui ont choisi de se séparer de Sandra, et ainsi de conserver leur prime, substantielle, qui ne leur sera pas accordée si Sandra revient, faute de moyens. Sandra parvient à imposer un second vote avec l'aide de deux de ses collègues, et c'est ici que commence le film. Elle a donc un weekend pour faire changer d'avis suffisamment de monde pour conserver son emploi. On peut palper la tension qui règne entre ses collègues et elle, qui est quasiment en train de leur retirer la nourriture de la bouche semble-t-il, à les entendre, alors que sa vie à elle est presque en jeu. Exit la fraternité, la solidarité ou tout sentiment d'humanité lorsque votre confort de vie est directement en jeu. Tout cela est souligné par une mise en scène lourde de sens et facile à décrypter. Le sujet est lourd, mais est traité avec qualité. La conclusion est bien entendue difficile et amorale.

MA NOTE : 3/4

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=219102.html


mardi 8 juillet 2014

X-Men : Days of Future Past

Ce nouveau volet nous permet de nous apercevoir que l'épisode précédent, intitulé Le Commencement, n'était pas un reboot, mais juste un prequel nous permettant d'en apprendre davantage sur l'histoire des personnages et leur évolution. Days of Future Past se passe lui dans le future, à une époque où le monde est à la botte de robots extrêmement puissants et apparemment sans faille qui asservissent humains et mutants, rendant tout vie sur Terre extrêmement difficile. L'idée est donc d'envoyer Wolverine dans le passé (à l'aide de pouvoirs d'un mutant) pour empêcher la création de ces machines, soit un scénario très proche de Terminator, mais en inversé.Il y a aussi quelque chose proche de Men in Black 3, où un personnage principal voyage dans le passé pour retrouver ses coéquipiers plus jeunes. Le film est très bien rythmé, et même si l'idée principale du scénario est déjà vue, comme je viens de le montrer (vous pouvez trouver de très nombreux autres exemples, comme la référence Retour vers le Futur), l'humour et l'intensité sont au rendez-vous pour tirer le film vers le haut. La grande force du film réside dans le développement des personnages, notamment Mystic et Magneto, magnifiquement réussi. Son comportement est compréhensible, intelligible et sensé. Ses décisions sont discutables mais elles font sens et il est le seul à sembler avoir une vue complête des évènements. Ils nous amène à nous demander ce que nous ferions si nous disposions d'un tel pouvoir. Côté effets spéciaux, c'est du très beau travail aussi ; ils sont insérés de façon naturelle sans que cela ne saute aux yeux. Cet épisode est sans doute le meilleur de la saga, réunissant anciens et nouveaux acteurs, réalisateur de toujours (Brian Singer, toujours au rendez-vous depuis le premier opus !), scénario au top, effets spéciaux réussis et humour bien pensé. A ne pas manquer !

MA NOTE : 3/4

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=195128.html


lundi 23 juin 2014

Charlie Countryman

Véritable conte romantique hallucinogène, Charlie Countryman comble ses faiblesses par sa magie, sa beauté et sa pureté. Ce n'est pas toujours juste, mais l'émotion est au rendez-vous. Ce jeune adulte qui quitte les États-Unis pour Bucarest en écoutant le conseil du fantôme de sa mère est dans une forme de deuil qui le pousse à la découverte du monde, d'autrui, et le fait se contenter du strict minimum. Il n'est ni dans l'Être ni dans l'Avoir, il est dans le Faire. Et il fait des rencontres, notamment de nature amoureuse, qui le confrontent au dangereux milieu de la mafia locale. Certes, il y a des clichés, mais les trio d'acteurs principaux est génial, avec pour une fois un bon Shia LaBeouf, une Evan Rachel Wood toujours aussi magnifique et un Mads Mikkelsen plus flippant que jamais. Les couleurs tantôt fluo tantôt pastel nous maintiennent dans cet état surréaliste et l'on se plait à se mettre à la place de Charlie, qui le premier doit se demander si tout ce qui lui arrive est bien réel. Cette Roumanie semble proche de la réalité ; les façades sont délabrées, les zones de non droit bien réelles, mais le talent est au coin de la rue et il existe une solidarité prégnante au sein de la population "d'en bas". Véritable plaidoyer pour l'amour, ce petit film est une réjouissance de positivité qui donne la force à quoi douterait de l'existence de ce sentiment chez l'homme.

MA NOTE : 3/4

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=181402.html


dimanche 22 juin 2014

The Homesman

Passé presque inaperçu au festival de Cannes, The Homesman est le deuxième film de Tommy Lee Jones à sortir en salles, neuf ans après un très bon Trois Enterrements. On retrouve d'ailleurs un point commun entre les deux films, l'omniprésence de l'imposante nature, à chaque fois traitée quasiment comme un personnage à part entière, qui serait capable de faire le bien comme le mal. Ici, l'action se passe au milieu du 19ème siècle, et une poignée de femmes rendues folles par la perte de proches est confiée à la géniale Hilary Swank, qui a pour mission de les escorter du Nebraska où elles se trouvent vers l'Iowa où un pasteur et sa femme pourront les prendre en charge. C'est dans cette entreprise qu'elle rencontre un Tommy Lee Jones en bien mauvaise posture et qui apparaît vieilli, rabougri et apparemment inoffensif. Le duo hétéroclite parvient tant bien que mal, essuyant les épreuves humaines et naturelles, à faire avancer la calèche dans le désert hostile américain. Les deux acteurs principaux sont extraordinaires, et les voir évoluer dans un tel décor est un délice. Quelques scènes, notamment celle de l'hôtel-restaurant trouvé en plein désert, feront date et marqueront le cinéma. En revanche, le film comporte quelques longueurs et mériterait d'être plus court. Toujours est-il qu'on ressort de la salle dépaysé et marqué par cette grande aventure.

MA NOTE : 3/4

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=213464.html


dimanche 15 juin 2014

Godzilla

Beaucoup de bruit sur les réseaux sociaux avait créé l'événement pour la sortie de ce nouveau film catastrophe à échelle planétaire.Le casting est intéressant, mais constitue également un point de déception majeur, puisque Bryan Cranston n'est que très peu utilisé, mourant après 20 minutes de film.Dans l'ensemble, le montage pêche énormément. Les événements s'enchainent sans cohérence, quand par exemple l'action passe du Japon à Hawaï, puis finalement à San Francisco, avec des monstres qui voyagent bien vite alors qu'il sont à la même cadence que les navires qui les entourent... Le parti pris de l'Homme impuissant face aux monstres est intéressant, mais très mal mis en lumière ; d'un autre côté, la confrontation entre Godzilla et les méchants lézards fait bien pâle figure quand on copare avec le génial Pacific Rim et ses combats en or. C'est long, ennuyeux et sans véritable enjeux. En un mot, décevant.

MA NOTE : 1/4

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=179616.html


lundi 2 juin 2014

The Amazing Spider-Man : le Destin d'un Héros

Après un premier épisode mitigé lors du reboot inattendu de 2012, Marc Webb revient aux commandes de ce second Spider-Man nouvelle génération. Les bandes annonces laissaient présager un film aux effets visuels d'une grande laideur rendant le film semblable à un jeu vidéo, mais le travail de post production ne devait pas être terminé quand les extraits sont sortis car le film a meilleure allure, heureusement. La réalisation reste toute fois assez impersonnelle et très loin d'être à la hauteur de celle de Sam Raimi, à qui l'on est obligé de penser en voyant ce que la saga est devenue. Car la psychologie des personnages, chères aux yeux du mythique réalisateur d'Evil Dead, est ici à tel point survolée qu'elle est ridicule. Le méchant, très mal interprété par Jamie Foxx, passe du statut d'adoration totale de Spider-Man à l'envie folle de l'étriper jusque parce que ce dernier est sur les écrans géants de Time Square à sa place... Harry Osborn, interprété par le toujours bon Dane DeHaan, s’énerve et veut à son tour tuer Spider-Man car celui-ci ne peut lui donner son sang, car son sang tuerait quiconque se l'injecterait. N'importe qui comprendrait ça, mais pas un mec qui pourtant est censée être plus intelligent et cultivé que nous, à la tête d'une multinationale qui fait dans la biochimie (autrement dit un gars qui devrait comprendre un tel refus, et remercier la bienveillance de Spider-Man, pas s’énerver contre lui). Tout le film est comme ça. Les réactions des personnages n'ont aucun sens. Pire, le personnage du héros, gentil loser attachant sous les traits de Maguire, est ici un ado agaçant qui aime se la péter, rouler des mécaniques et pour qui il est difficile de ressentir une quelconque empathie. Et puis, le film se déroule sous nos yeux comme une pelote de laine se déroule, sans aucun haut ni bas, sans relief, en témoigne la mort de la bien-aimée qui se fait sans que ça chagrine ni le spectateur, ni Peter Parker lui-même, puisqu'il retourne faire mumuse quelques secondes après comme si de rien n'était. Bref, un gros raté, tout ça pour permettre l'émergence d'un autre navet, un nouveau Avengers avec l'homme araignée dedans. C'est triste.

MA NOTE : 1/4

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=192186.html