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lundi 19 mars 2012

Projet X

Un film à réserver aux amateurs de Coca Cola Light. On nous offre une fête avec des filles magnifiques bourrées et topless, sans le sexe. Juste des images de mec bourrés, de bastons, de dégradations malencontreuses. Le tout sur fond musical entrainant. En gros, on nous offre du MTV pendant une heure et demi. Aucun intérêt donc, même si quelques vannes sont efficaces. Tournez vous plutôt vers un CFF si vous voulez ce que ce film vous promet...

MA NOTE : 1/4

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=185031.html


mardi 13 mars 2012

Oslo, 31 août

Une journée en compagnie d'un trentenaire sortant d'une lourde cure de désintoxication. Le titre du film donne les repères spatial et temporel. Ce qu'il ne donne pas, en revanche, c'est la façon dont le film parvient à nous faire entrer dans la tête de jeune homme intelligent, qui a tout pour être brillant, mais qui est bloqué par la vasteté du monde et la peur de ne pas y avoir sa place. On ressent ses doutes, ses craintes, son malaise, son manque d'assurance, d'estime. Comme si le personnage se disait constamment "à quoi bon". Pourtant, il ne  chasse pas l'échange, au contraire. Les rencontres qu'il fait tout au long de cette journée sont belles et sincères. Combien de fois l'on peut voir dans la plupart des films les personnages s’énerver sur un désaccord et partir chacun de leur côté subitement, sur un coup de tête ? Point de ça ici. Désaccord signifie débat et écoute de l'autre. Et approfondissement des idées, au lieu d'une banale fuite. L'entretien d'embauche que passe Anders est à ce titre une des plus belles scènes de 2012, tant l'effort qu'il produit ne serait-ce que pour s'y rendre est grand pour lui. Une autre scène qui vaut le détour est le long moment où il est assis seul à une table d'un café bondé, tentant de saisir les conversations qui l'entourent. "Que font les gens normaux ? De quoi parlent-ils ? Que suis-je censé faire ?". Si quelqu'un a une réponse...

MA NOTE : 3/4

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=192866.html


samedi 10 mars 2012

John Carter

Un commandant de la guerre de Sécession se retrouve propulsé sur Mars, elle-même en pleine guerre pour sa survie. On pourra regretter la mise en place un peu longue dans l'Amérique du 19ème, qui, à l'inverse du début du dernier King Kong, ne sert pas à grand chose et n'est pas des mieux ficelés. Après quoi on se retrouve sur la planète rouge, qui ne serait pas qu'on nous a toujours décrite comme sans vie et sans air. Soit, acceptons ce postulat de départ. Le film a trouvé des "trucs" assez géniaux, notamment en jouant sur le fait que la gravité étant plus faible sur Mars, un Terrien y verra sa force décuplée ; si peu qu'il soit athlétique, il deviendra quasi-invincible. Je ne vais pas dévoiler les autres mais pas mal de choses sont bien trouvées, fonctionnent bien, mais ne sont hélas pas assez exploitées. Par contre, si l'atmosphère du film, et ses "trucs" donc, rapprochent le film d'un Star Wars, Avatar ou autre film de ce calibre, quand on s'attaque à l'histoire, on est plus proche d'un Chroniques de Riddick... Et ça, ça ne pardonne pas. On voit tout de suite comment le film va se dérouler, à partir du moment où il rencontre la population marsienne. Prévisible et médiocre, donc, niveau scénario. Le jeu d'acteur aussi laisse à désirer. La 3 D mérite son exploitation sur le plan large donnant sur les paysages rocailleux de la planète rouge. Je précise que bien que nettement perfectible, je ne me suis pas ennuyé devant ce film de tout de même 2h20.

MA NOTE : 1/4

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=137263.html


jeudi 8 mars 2012

Louise Wimmer

En pleine campagne électorale présidentielle, voici un aperçu de la vie d'une femme cinquantenaire de la France d'en bas. De tout en bas. Qui vit dans sa voiture, et fait su système D son mode de vie. On est frappé par la force qui émane de cette personnalité hors du commun. Louise s'accroche à la vie, aux petits plaisirs quotidiens qui la maintienne éveillée, et qui font perdurer sa motivation, son envie de se battre. La mise en scène est très travaillée, notamment dans l'utilisation de la musique, qui, pa le biais de l’autoradio, tourne en rond et fait prendre conscience à notre héroïne que sa vie est comme arrêtée, sur pause, et qu'elle n'avance pas. Sa danse de la dernière chance, un peu à l'image d'une danse de la pluie, est magnifiquement interprétée, et très touchante. C'est à son issue qu'elle se débarrasse de son autoradio de malheur, et ouvre les bras à une nouvelle vie. Avant d'en arriver là, on est surpris par l'intelligence de cette femme pour ruser, profiter, voler aussi parfois afin de vivre le mieux possible, avec très peu d'argent. Un film marquant qui honore la prestation de Corinne Masiero, impeccable dans ce rôle.

MA NOTE : 3/4

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=179183.html


mardi 6 mars 2012

Les Infidèles

Jean Dujardin et Gilles Lellouche. On s'attendait à voir les deux têtes d'affiche en mode Oscar du meilleur acteur et tête d'affiche de l'efficace A bout portant. Au lieu de ça, on se rend très vite compte qu'on a plutôt affaire aux interprètes de Lucky Luke et de Ma part du gâteau, soit les pires films de 2009 et 2011. Car il faut bien le souligner, si ces deux acteurs ont actuellement la cote auprès des magazines féminins et autres suppléments cinéma de programmes télé, ils ont davantage mis leur talent au service de quelques uns des plus gros nanars de la décennie passée qu'à celui de nominés pour un Oscar. Et il semble que ces deux infidèles à la qualité cinématographique aient une nouvelle fois récidivé en nous infligeant une succession de sketchs indigestes, ni faits ni à faire. Déjà, le film a été vendu de manière complètement mensongère comme un film humoristique (ça n'est pas une mauvaise chose en soi, et les auteurs n'en sont pas responsables). Mais on est un peu troublé de na pas assister à ce à quoi on avait souscris en achetant le billet. Soit. Seulement, si le film n'est pas drôle et qu'il se refuse à traiter le drame psychologique que vit chaque personnage (les scénettes sont systématiquement coupées lorsqu'on touche du doigt un semblant d'émotion), il apparaît alors comme complètement vide. La répétition du procédé est pire qu'ennuyeuse, elle est énervante. Jamais auparavant je n'avais entendu le public d’une salle râler en apercevant une nouvelle scène, tant il voulait que le calvaire prenne fin. Ce qu'on nous donne à avaler n'est même pas digne d'une section "Scènes coupées", bonus d'un coffret DVD. C'est tout juste du niveau des merdes qui passent entre la météo et le 20h, à l'image du navrant Scènes de ménage. Et c'est long, très long. Le meilleur moment du film est la symbiose qui anime le public lorsqu'il exprime d'une même voix un "aaaah" de soulagement quand le générique de fin s'affiche à l'écran. En un mot : honteux.

MA NOTE : 0/4

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=191442.html


lundi 5 mars 2012

Extrêmement fort et incroyablement près

Un petit garçon qui a perdu son père dans les attentats du 11 septembre tente de prolonger sa présence au maximum. Pour ce faire, il s'immerge dans le jeu d'énigme auquel il s'adonnait avec lui en partant du principe qu'une mystérieuse clé trouvée dans ses effets personnels ouvre une serrure censée lui dévoiler quelque surprise fantastique. Le fonctionnement du film nous rappelle beaucoup celui du récent et très bon Hugo Cabret. On n'atteint ici pas ce niveau, mais on s'en approche. Le garçon est campé par un excellent Thomas Horn, qui devrait percer dans les années à venir. Un peu troublé, son refus obstiné de faire le deuil pourrait le mener à sa perte et à la folie, mais par un heureux coup du sort, il lui permet de rencontrer beaucoup de gens, ce qui le pousse progressivement à relativiser sa détresse, et à constater qu'elle n'est pas unique en son genre. Évidemment, le film tombe quelques fois dans le tire-larmes et dans le pathos, mais il offre aussi son lot de passages forts et bien ficelés. La nouvelle relation qui se crée entre notre petit héros et son grand père est agréable et douce, et l'on se plait à les voir se découvrir, s'entre-aider sans en avoir l'air, avec pudeur et respect. On peut d'ailleurs regretter que le réalisateur ne creuse pas davantage ce volet du film, l'abandonnant sur un coup de tête à un quart d'heure de la fin. Étrange, pour un petit garçon qui fait preuve de tant de courage et de perspicacité par ailleurs que de laisser filer son aïeul si facilement. Même si c'est parfois gros, on est pris dans tout cet allant, dans toute cette volonté, cette force. Ces gens sont marqués à vie par ce drame qui a marqué le début du siècle, on a bien compris le message, et ce film nous donne une approche tragi-poétique de la chose.

MA NOTE : 2/4

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=179838.html


dimanche 4 mars 2012

Le Territoire des Loups

Premières images, et déjà premiers frissons. Nous sommes en Alaska, et le décor nous enveloppe entièrement. L'immersion ressentie est proche de celle que l'on pouvait vivre dans The Thing il y a une vingtaine d'année. Le premier ennemi de l'Homme est bien le froid, il ne faut pas s'y tromper, et c'est un combat de tous les instants que livrent ceux que l'on voit à l'écran pour survivre dans ces températures extrêmes. Le froid, disais-je, est à entendre dans tout ce qu'il implique : neige, glace, tempêtes... Et une vision très réaliste de la grande difficulté à avancer à un kilomètre/heure dans une poudreuse de 60 centimètres de profondeur. L'environnement du film a été travaillé, et il représente son gros point fort. Ensuite, pour apprécier l'histoire, il faut accepter de se laisser faire, et fermer les yeux sur des inexactitudes ou erreurs faites. La plus grosse concerne les loups et leur comportement face aux hommes. On part ici du constat qu'ils sont hostiles et s'attaquent aux hommes. Second point d'accrochage : les actes indispensables à la survie dans le grand froid. On voit notamment Liam Neeson plonger dans une rivière d'eau glacée et en ressortir sans problème (on sait que la survie dans ce cas là est estimée à deux minutes, les habits trempés gelant instantanément). Acceptons de faire une croix là-dessus, et focalisons-nous sur la force qui anime ce groupe de rescapés, la fraternité dont ils font preuve, la combativité qui les raccroche à la vie, l'intelligence qu'ils utilisent pour se tirer d'affaire. On est ici entre une nouvelle de Jack London et un épisode de Man Vs Wild. En totale immersion avec ces hommes auxquels on s'attache, ce film "survival" est une très belle surprise et nous offre une fin intéressante. Liam Neeson, d'habitude abonné aux navets, nous fait enfin plaisir ! Sinon, quelques clichés autour de gros bras entachent un peu le second quart du film...

MA NOTE : 2/4

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=177500.html


samedi 3 mars 2012

Le Nom des Gens

Je reviens sur l'une des merveilles de 2010. Ce film, qui a illuminé le cinéma français lors de son passage en salle, nous offre l'un des duos d'acteurs les plus marquants du début du 21ème siècle. Car il faut le dire, le vrai plus de ce film est le talent dont font preuve ces deux protagonistes hors-normes. Le surplus d'énergie de Sara Forestier couplé à une inattention et à une capacité à faire des gaffes au-dessus de la moyenne, et le stoïcisme de Jacques Gamblin, son ouverture d'esprit et sa bonté naturelle forment un couple qui fait de très belles étincelles. Beaucoup de créativité et de très bonnes idées dans le scénario, riche mais qui ne part pas dans tous les sens. Humour fin et anti-conformiste autant qu'anti-populiste. Un vrai régal. Une vision du militantisme très singulière qui donnerait envie à n'importe quel ado boutonneux de se pencher un peu plus sur la vie politique française ! Un film à voir, ou à revoir.

MA NOTE : 4/4

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=172167.html


jeudi 1 mars 2012

Howl

Un film sur un poète, qui plus est qui porte le nom d'un poème, doit-il contenir de longs extraits de poésie ? On a ici un film qui répond par l'affirmative. Et il y a de tout dans ces extraits. Ils sont tous répétés plusieurs fois, d'abord récités froidement hors contexte, et une seconde fois après un décryptage contextuel et sémantique. L'exercice est intéressant, mais trop systématique et trop répété. Aussi, le fil rouge du film est un procès fait par un représentant de la société bien-pensante contre l'éditeur du recueil de poème pour outrage à la dignité et autre balivernes. Or, ce débat manque de mordant, de conviction. Tout juste esquisse-t-on un sourire lors de son dénouement qui ne fait aucun doute quant à sa nature. En fait, les passages les plus intéressants du film résident dans l'entretien intimiste avec le poète, sur la vision qu'il a de sa poésie ; sur la façon dont les idées, les mots, les lettres lui viennent. Là, on entre dans un échange où l'on amené à doucement percevoir la magie de la création. James Franco est comme d'habitude bon. Attention toutefois à ne pas être catalogué comme l'acteur qui joue des rôles de gay acculé par la société (on avait déjà vu ça dans l'excellent Harvey Milk).

MA NOTE : 2/4

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=138478.html


Faites le mur !

Un film qui démarre par une mise en abîme. Le film raconte d'abord comment est née l'idée de faire un film, qui deviendra tardivement ce qui nous est donné de voir. Un passionné d'art un peu barge se met en tête de filmer tout ce qu'il vit et se sert de ses relations pour suivre dans leur péripéties des artistes renommés dans le Street Art. Si certains répondent à une pulsion qui les amène à augmenter leur visibilité, sorte de complexe d'infériorité, et se contentent d'afficher leur signature partout où ils le peuvent, d'autres font un travail qui se définit complètement comme de l'art. Avec, souvent, un message politique, ou critique sur la société et le système de consommation, avec toujours un minimum d'humour. Cette discipline est légitime et cohérente : on critique le système spéculatif, on aime l'art, et on propose donc de l'art à tous gratuitement, puisque dans la rue. Le plus réputé et sans doute talentueux d'entre eux est un Anglais répondant du doux nom de Banksy. Refusant la gloire, il avance masqué, tel Daft Punk ou Assassin, arguant que seul son travail mérite de faire la une. Et, alors qu'on se dirige vers une seconde moitié de film pépère, on prend alors un virage à 180°. Le filmeur devient filmé, et Banksy s'improvise en réalisateur. Thierry Guetta, le Français maniaque du caméscope au début du documentaire s'improvise artiste en bâclant et reproduisant certaines œuvres d'artistes, en modifiant quelques couleurs ou en ajoutant juste deux ou trois coups de pinceau. Il manipule ses amis qui ont la crédibilité du Street Art pour faire monter le buzz, et organise une super exposition où people et presse se mélangent. Et puis, il se met à vendre ses "œuvres" à des prix à six chiffres. Bafoue la culture qu'il adoubait au début en faisant un travail à peine digne d'un bon copié collé et en le marchandant, là où le Street Art se veut non lucratif. Et curieusement, ce type porte le patronyme Guetta. Étrange coïncidence, à mettre en rapport avec le célèbre DJ, qui lui aussi était un passionné de son art avant de le mener vers sa destruction, après l'avoir dégradé et vulgarisé à l'extrême. Au final, ce film peut être considéré comme une œuvre de plus de Banksy, qui montre les dérives de l'art et la folie de certains collectionneurs qui en font les règles.

MA NOTE : 3/4

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=178192.html