Ce nouveau volet nous permet de nous apercevoir que l'épisode précédent, intitulé Le Commencement, n'était pas un reboot, mais juste un prequel nous permettant d'en apprendre davantage sur l'histoire des personnages et leur évolution. Days of Future Past se passe lui dans le future, à une époque où le monde est à la botte de robots extrêmement puissants et apparemment sans faille qui asservissent humains et mutants, rendant tout vie sur Terre extrêmement difficile. L'idée est donc d'envoyer Wolverine dans le passé (à l'aide de pouvoirs d'un mutant) pour empêcher la création de ces machines, soit un scénario très proche de Terminator, mais en inversé.Il y a aussi quelque chose proche de Men in Black 3, où un personnage principal voyage dans le passé pour retrouver ses coéquipiers plus jeunes. Le film est très bien rythmé, et même si l'idée principale du scénario est déjà vue, comme je viens de le montrer (vous pouvez trouver de très nombreux autres exemples, comme la référence Retour vers le Futur), l'humour et l'intensité sont au rendez-vous pour tirer le film vers le haut. La grande force du film réside dans le développement des personnages, notamment Mystic et Magneto, magnifiquement réussi. Son comportement est compréhensible, intelligible et sensé. Ses décisions sont discutables mais elles font sens et il est le seul à sembler avoir une vue complête des évènements. Ils nous amène à nous demander ce que nous ferions si nous disposions d'un tel pouvoir. Côté effets spéciaux, c'est du très beau travail aussi ; ils sont insérés de façon naturelle sans que cela ne saute aux yeux. Cet épisode est sans doute le meilleur de la saga, réunissant anciens et nouveaux acteurs, réalisateur de toujours (Brian Singer, toujours au rendez-vous depuis le premier opus !), scénario au top, effets spéciaux réussis et humour bien pensé. A ne pas manquer !
MA NOTE : 3/4
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=195128.html
mardi 8 juillet 2014
lundi 23 juin 2014
Charlie Countryman
Véritable conte romantique hallucinogène, Charlie Countryman comble ses faiblesses par sa magie, sa beauté et sa pureté. Ce n'est pas toujours juste, mais l'émotion est au rendez-vous. Ce jeune adulte qui quitte les États-Unis pour Bucarest en écoutant le conseil du fantôme de sa mère est dans une forme de deuil qui le pousse à la découverte du monde, d'autrui, et le fait se contenter du strict minimum. Il n'est ni dans l'Être ni dans l'Avoir, il est dans le Faire. Et il fait des rencontres, notamment de nature amoureuse, qui le confrontent au dangereux milieu de la mafia locale. Certes, il y a des clichés, mais les trio d'acteurs principaux est génial, avec pour une fois un bon Shia LaBeouf, une Evan Rachel Wood toujours aussi magnifique et un Mads Mikkelsen plus flippant que jamais. Les couleurs tantôt fluo tantôt pastel nous maintiennent dans cet état surréaliste et l'on se plait à se mettre à la place de Charlie, qui le premier doit se demander si tout ce qui lui arrive est bien réel. Cette Roumanie semble proche de la réalité ; les façades sont délabrées, les zones de non droit bien réelles, mais le talent est au coin de la rue et il existe une solidarité prégnante au sein de la population "d'en bas". Véritable plaidoyer pour l'amour, ce petit film est une réjouissance de positivité qui donne la force à quoi douterait de l'existence de ce sentiment chez l'homme.
MA NOTE : 3/4
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=181402.html
MA NOTE : 3/4
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=181402.html
dimanche 22 juin 2014
The Homesman
Passé presque inaperçu au festival de Cannes, The Homesman est le deuxième film de Tommy Lee Jones à sortir en salles, neuf ans après un très bon Trois Enterrements. On retrouve d'ailleurs un point commun entre les deux films, l'omniprésence de l'imposante nature, à chaque fois traitée quasiment comme un personnage à part entière, qui serait capable de faire le bien comme le mal. Ici, l'action se passe au milieu du 19ème siècle, et une poignée de femmes rendues folles par la perte de proches est confiée à la géniale Hilary Swank, qui a pour mission de les escorter du Nebraska où elles se trouvent vers l'Iowa où un pasteur et sa femme pourront les prendre en charge. C'est dans cette entreprise qu'elle rencontre un Tommy Lee Jones en bien mauvaise posture et qui apparaît vieilli, rabougri et apparemment inoffensif. Le duo hétéroclite parvient tant bien que mal, essuyant les épreuves humaines et naturelles, à faire avancer la calèche dans le désert hostile américain. Les deux acteurs principaux sont extraordinaires, et les voir évoluer dans un tel décor est un délice. Quelques scènes, notamment celle de l'hôtel-restaurant trouvé en plein désert, feront date et marqueront le cinéma. En revanche, le film comporte quelques longueurs et mériterait d'être plus court. Toujours est-il qu'on ressort de la salle dépaysé et marqué par cette grande aventure.
MA NOTE : 3/4
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=213464.html
MA NOTE : 3/4
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dimanche 15 juin 2014
Godzilla
Beaucoup de bruit sur les réseaux sociaux avait créé l'événement pour la sortie de ce nouveau film catastrophe à échelle planétaire.Le casting est intéressant, mais constitue également un point de déception majeur, puisque Bryan Cranston n'est que très peu utilisé, mourant après 20 minutes de film.Dans l'ensemble, le montage pêche énormément. Les événements s'enchainent sans cohérence, quand par exemple l'action passe du Japon à Hawaï, puis finalement à San Francisco, avec des monstres qui voyagent bien vite alors qu'il sont à la même cadence que les navires qui les entourent... Le parti pris de l'Homme impuissant face aux monstres est intéressant, mais très mal mis en lumière ; d'un autre côté, la confrontation entre Godzilla et les méchants lézards fait bien pâle figure quand on copare avec le génial Pacific Rim et ses combats en or. C'est long, ennuyeux et sans véritable enjeux. En un mot, décevant.
MA NOTE : 1/4
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=179616.html
MA NOTE : 1/4
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=179616.html
lundi 2 juin 2014
The Amazing Spider-Man : le Destin d'un Héros
Après un premier épisode mitigé lors du reboot inattendu de 2012, Marc Webb revient aux commandes de ce second Spider-Man nouvelle génération. Les bandes annonces laissaient présager un film aux effets visuels d'une grande laideur rendant le film semblable à un jeu vidéo, mais le travail de post production ne devait pas être terminé quand les extraits sont sortis car le film a meilleure allure, heureusement. La réalisation reste toute fois assez impersonnelle et très loin d'être à la hauteur de celle de Sam Raimi, à qui l'on est obligé de penser en voyant ce que la saga est devenue. Car la psychologie des personnages, chères aux yeux du mythique réalisateur d'Evil Dead, est ici à tel point survolée qu'elle est ridicule. Le méchant, très mal interprété par Jamie Foxx, passe du statut d'adoration totale de Spider-Man à l'envie folle de l'étriper jusque parce que ce dernier est sur les écrans géants de Time Square à sa place... Harry Osborn, interprété par le toujours bon Dane DeHaan, s’énerve et veut à son tour tuer Spider-Man car celui-ci ne peut lui donner son sang, car son sang tuerait quiconque se l'injecterait. N'importe qui comprendrait ça, mais pas un mec qui pourtant est censée être plus intelligent et cultivé que nous, à la tête d'une multinationale qui fait dans la biochimie (autrement dit un gars qui devrait comprendre un tel refus, et remercier la bienveillance de Spider-Man, pas s’énerver contre lui). Tout le film est comme ça. Les réactions des personnages n'ont aucun sens. Pire, le personnage du héros, gentil loser attachant sous les traits de Maguire, est ici un ado agaçant qui aime se la péter, rouler des mécaniques et pour qui il est difficile de ressentir une quelconque empathie. Et puis, le film se déroule sous nos yeux comme une pelote de laine se déroule, sans aucun haut ni bas, sans relief, en témoigne la mort de la bien-aimée qui se fait sans que ça chagrine ni le spectateur, ni Peter Parker lui-même, puisqu'il retourne faire mumuse quelques secondes après comme si de rien n'était. Bref, un gros raté, tout ça pour permettre l'émergence d'un autre navet, un nouveau Avengers avec l'homme araignée dedans. C'est triste.
MA NOTE : 1/4
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=192186.html
MA NOTE : 1/4
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dimanche 25 mai 2014
Tom à la Ferme
Le jeune prodige québécois Xavier Dolan revient devant la caméra dans un film qu'il dirige, après avoir laissé la vedette dans Laurence Anyways.
Cette fois-ci, l'icône métropolitaine gay s'exporte à la campagne pour
nous proposer un huis-clos dans une ferme assez angoissant. Dolan joue
le rôle de Tom, qui va rendre visite à la famille de son ex petit ami
dans leur ferme familiale. Sa belle mère semble bienveillante mais très
naïve sur la relation que le visiteur entretenait avec son fils. Le
frère du défunt, lui, montre les crocs dès les premières secondes du
film. Il moleste Tom, qui a la tête de l'emploi avec sa décoloration
moisie et son air de chien battu, et s'ensuit une relation passionnelle
entre ces deux hommes, tous deux fortement reliés à la personne
disparue.La relation conflictuelle et la domination subie acceptée par Dolan envers le frère de l'être aimé disparu est assez intéressante, et l'on comprend bien que la ressemblance physique permet de faire survivre une personne décédée artificiellement. Ce processus mental est naturel, humain, mais destructeur, et c'est bien l'essence du film, qui montre jusqu'où l'être humain peut aller dans la souffrance afin de poursuivre ses rêves et désirs, quitte à nier la réalité. Malheureusement, le film manque de rythme et l'intensité est rarement à son comble. Trop de fois, on se dit que l'on a déjà assisté à des scènes comparables mieux réalisées. Reste un exercice correct et intéressant.
MA NOTE : 2/4
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=208989.html
MA NOTE : 2/4
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=208989.html
Babysitting
"La meilleure comédie française de l'année", "A ne manquer sous aucun
prétexte" ou tout simplement "Hilarant", les superlatifs élogieux
s'additionnent sur les affiches de ce petit film assez inattendu lors de
sa sortie en salles. Babysitting reprend les codes du médiocre Projet X, en le scénarisant davantage et en le francisant. Le premier constat
d'échec réside dans la nullité absolue du jeu que les acteurs nous
proposent. C'est très gênant, car tous leurs gags sont téléphonés,
réchauffés et jamais ne font mouche, ce qui fait montre d'une grande
faiblesse lorsque l'on parle d'un film soit-disant humoristique.
Habitués des merdes intercalées entre la météo et le 20h, les jeunes
gens présents à l'écran sont en fait totalement inadaptés et incapables
d'assurer un rôle au cinéma. La palme du mauvais jeu revient d'ailleurs à
l'acteur principal, Philippe Lacheau, qui n'est là que parce qu'il
réalise le film et que ça coûte moins cher d'utiliser la même personne
pour remplir deux fonctions. Les réactions de son personnage sont
incompréhensibles, et une envie monstre de passer de l'autre côté de
l'écran pour lui mettre une bonne raclée monte progressivement tout au
long du film. Le mauvais goût prend toute sa place dans l'élément
perturbateur permettant la situation que traite le film : la fête qui
dégénère. Cet élément, c'est le fils du patron du personnage principal
(même Jugnot est mauvais dans ce film, incroyable...). Ce gamin, qui
devrait juste être une terreur qui prend son pied en foutant la vie des
adultes autour de lui en l'air, voit son hyperactivité et sa haine
justifiée par l'absence d'un père trop égoïste. C'est dégoulinant de
bons sentiments à gerber, de pétainisme, mais oui, tant l'adage
"Travail, famille, patrie", semble au rendez-vous. Quant au fait de
foutre le bordel dans une maison, rien de drôle là dedans lorsqu'il
s'agit d'un film entièrement scénarisé. Dans ce style d'humour, les
pères fondateurs membres de Jackass font office de repère, et ils
auraient honte de voir un tel fiasco. Le rythme du film aussi est
mauvais, d'autant plus que le suspense est inexistant, le film se
passant en flash-back. Il faudra beaucoup de circonstances malheureuses
pour déloger ce film en tant que pire film de l'année.
MA NOTE : 0/4
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=222512.html
MA NOTE : 0/4
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=222512.html
dimanche 11 mai 2014
Apprenti Gigolo
John Turturro, acteur connu pour sa gueule marquante, est cette fois-ci des deux côtés de la caméra, accompagné par Woody Allen, dont il cherche à rendre hommage dans ce film. Enchainant les petits boulots qui lui permettent tout juste de payer le loyer, Turturro se voit proposer par son mentor Woody de devenir gigolo, soit se faire payer pour faire le sexe avec des femmes. Intéressant passage de flambeau entre le maître et l'élève auto-proclamé de Woody Allen, mais malheureusement le film est rempli d'invraisemblances scénaristiques qui s'avèrent être assez bloquantes. Tout d'abord, Turturro est tout sauf un apollon, même s'il n'est pas laid, et plus très frais. Et puis j'ai beau essayer, je ne peux me faire à l'idée que Sharon Stone puisse payer quelques centaines de dollars pour coucher avec un mec, surtout lui. Ensuite, le film est assez difforme, coupé à la truelle, et finalement en cruel manque de rythme. Le film est une pâle copie d'une comédie moyenne d'Allen, qui finalement raccroche les wagons en s'appuyant sur la morale. Bref, une déception.
MA NOTE : 1/4
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=204226.html
MA NOTE : 1/4
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=204226.html
jeudi 8 mai 2014
Noé
Darren Aronofsky s'était fait un nom auprès du grand public avec son second film, Requiem for a Dream, cinglant film critiquant le mode de vie américain. C'est The Wrestler, en 2008, qui l'a propulsé en tant que réalisateur de grand talent reconnu par les critiques. Son avant dernier film, Black Swan, alliait une réalisation magnifique à un scénario peut-être trop dérangé, trop fou-fou, pour que ni les amateurs, ni les critiques n'accrochent vraiment totalement au projet. Avec Noé, Aronofsky adapte un pan de la culture chrétienne occidentale, sans doute le passage le plus connu de l'Ancien Testament. Déjà habitué des péplums et des récits anciens, Russell Crowe endosse le rôle d'un Noé torturé et pas toujours convainquant. Oscillant sans cesse entre le devoir d'obéissance face à la parole divine et ses sentiments et volontés propres. Étonnamment, ce sont les passages bibliques qui sont les plus réussis, les plus intéressants. Les personnages, eux, sont peu intéressants, massivement interprétés par des acteurs dans le creux de la vague en ce qui concerne leur forme. La réalisation est lourde, les effets divins sont tirés par les cheveux et la colorimétrie est poussée pour donner au film un côté surréel, mais peu graphique. C'est finalement sur toutes les parties libres que le film flanche, montrant les parties imposées de fort belle manière. La scission du fils traitre avec le reste de la famille mériterait davantage d'espace pour être mieux traité, et le film en fait trop sur l'avenir des nouveaux nés dont on se doute que rien ne viendra les perturber, puisque nous sommes là pour regarder le film...
MA NOTE : 1/4
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=194938.html
MA NOTE : 1/4
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=194938.html
jeudi 1 mai 2014
La Crême de la Crême
Voici le troisième long-métrage de Kim Chapiron, jeune réalisateur hype sorti du giron de Kourtrajmé qu'il a cofondé avec Romain Gavras. Après le déjanté mais poussif Sheitan et l'intéressant mais pompé Dog Pound (sur la série Oz, nettement meilleure), Chapiron continue à explorer des sujets qui choquent. Cette fois-ci, il met un peu plus de finesse dans la chose. Le cadre est celui d'une école de commerce regroupant des étudiants parmi les meilleurs de France, à qui l'on promet un avenir radieux professionnellement, le plus dur étant déjà fait au moment où ils franchissent le pallier de l'institution. Trois d'entre eux, que Chapiron a méticuleusement pris le soin sélectionné de provenances et de sexes différents (pour finalement ne heurter personne en particulier) s'unissent pour monter une sorte de club visant à faire monter la cote de leurs camarades sur le marché de l'amour. Car oui, si tout peut constituer un marché, l'amour en fait bien partie. D'ailleurs, le plus savoureux moment du film est celui où l'on reçoit une leçon sur ce qu'est un contrat de mariage entre un jeune homme à l'avenir professionnel prometteur et une jeune femme extrêmement jolie. Manque de bol, le film manque de rythme et est parfois poussif, voire longuet, ce qui est un peu bête pour un film d'une heure trente à peine. Et puis, personne n'est dupe sur le caractère que prend peu à peu l'entreprise de nos jeunes anti-héros ; le proxénétisme version strat-up cheap. L'issue du film est alors anecdotique. Il y a avait matière à faire mieux, en exploitant notamment davantage le potentiel d'Alice Isaaz, qui n'est autre qu'une des plus belles femmes de sa génération, et qui procure un plaisir certain à chacune de ses apparitions à l'écran.
MA NOTE : 1/4
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=215769.html
MA NOTE : 1/4
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