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samedi 28 janvier 2012

Sherlock Holmes 2 : Jeu d'ombres

Il était déjà étonnant qu'une suite soit faite après un premier volet très très moyen. Et comme une suite est souvent moins bonne, on pouvait craindre le pire... Et bien, malheureusement, c'est exactement ça. Le film est d'un ennui mortel, la trame principale étant d'un ridicule affligeant (théorie du complot pour faire des gros sous) et déjà vue des milliers de fois. La réalisation est bourrine, à l'image des incessants ralentis mitraillés dans nos pauvres yeux qui ne méritaient pas un tel traitement indigeste. Jude Law est toujours aussi mauvais. Et on peut définitivement dire que Guy Ritchie est un ONE SHOT GUY, et que Snatch était la pépite qui cachait la merde (expression déposée). Vraiment, vous avez bien mieux à faire que d'aller voir ce film. Si si, même de regarder Vivement dimanche sur France 2 !

MA NOTE : 1/4


http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=173048.html

vendredi 27 janvier 2012

The Descendants

Voilà le premier gros film de 2012. GROS dans tous les sens du terme. Gros casting, gros budget (dans le cadre d'une comédie dramatique), grosses attentes de la part des auteurs (Oscars) mais aussi des spectateurs. Et alors quel verdict donner ? Et bien, en nous ayant fait miroiter du gros, nous voilà surpris par la finesse de l’œuvre qui nous est délivrée. Cette finesse, il faut la trouver dans le second degré. Le premier de gré est toujours apparemment gras, parfois malvenu, d'autres fois outrancier. Mais en fait, l'émotion réelle qui s'en dégage, mélange de compassion, d'admiration, d'humour et d'amour, est subtilement provoquée en nous par des acteurs magnifiques au top de leur jeu. La mise en scène est de très belle facture, avec quelques points de ressemblance avec les frères Cohen (le pas de course de Clooney nous ferait jurer qu'ils ont réalisé le film). On ne s'ennuie pas une seconde dans ce drame familial tourné au beau milieu d'un décors censé être paradisiaque. Déroutant, comme lorsque l'on est pris d'un fou-rire là où l'on devrait pleurer. Vraie réussite, donc. PS : une nouvelle briseuse de cœurs est arrivée en la personne de Shailene Woodley, absolument splendide. 


MA NOTE : 3/4

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=171157.html



mercredi 25 janvier 2012

Les Acacias

Que dire de ce film ultra minimaliste... Vous l'entendrez partout et c'est vrai, on assiste là à une démonstration de pudeur gênée et touchante, de dignité et d'humanité. Ce voyage interminable constitue une étape qu'il est plus facile de franchir à plusieurs. Cette étape permet de rapprocher les êtres, de créer un lien invisible entre eux. Ils ont partagé une aventure, un peu comme les camarades de guerre. Passé cette pommade, on peut tout de même dire que trop de minimalisme peut aussi tuer l'intensité d'un film, même si je n'irais pas aussi loin concernant ce film. On flirte toutefois avec l'ennui de temps à autres, et personne n'a dû être mécontent de voir arriver le générique de fin. Attention, film très difficile d'accès, à réserver aux cinéphiles.

MA NOTE : 2/4


http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=192974.html

dimanche 22 janvier 2012

Trust

Dans la série "films pédagogiques pour les nuls", voilà donc celui qui parle de pédophilie et de manipulation par le biais d'Internet. Cette vidéo (ça m'écorche d'appeler ça un film) aurait la place à la fin d'une page de pub, comme un spot de sécurité routière ou contre le tabac, mais ce n'est pas du cinéma. Tout est mauvais et risible. J'ai même presque envie de dire que l'adolescente mérite ce qui lui arrive tellement elle est conne et collectionne toutes les réactions débiles possibles, nous en faisant part de temps en temps, un peu comme un pot pourri. Que de stéréotypes, de bien-pensance, de morale... Pour un ennui terrible et une vidéo qui sombre très rapidement dans le ridicule. Attention, ce message n'a pas été écrit par un ado de 13 ans.

MA NOTE : 1/4


http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=174066.html

L'Amour dure trois ans...

...Et notre tolérance à ce film, trois minutes. Il y a beaucoup trop de points négatifs pour qu'on puisse s'emballer. Premièrement, le choix narratif, avec le personnage principal qui prend parfois de la hauteur et discute directement avec le spectateur. Woody Allen le fait bien ; là, on est beaucoup plus proche d'un Franck Dubosc qui tutoie son public. Ensuite, le choix de Gaspard Proust comme rôle principal. Beaucoup trop tendre déjà. Et pas assez bon acteur, ensuite. Aussi, le film manque cruellement de naturel, les réparties des acteurs cherchant sans cesse le bon mot, ce qui devient complètement indigeste à la longue. Enfin, l'histoire d'amour est des plus banales, et comme le film ne nous offre ni fou-rire, ni émotion dramatique, ni réflexion sur la vie, on se demande à quoi bon être allé le voir. Beigbeder se définit lui-même comme un escroc. J'ai beaucoup d'affection pour lui, mais là, je ne peux qu'être d'accord avec lui.

MA NOTE : 1/4


http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=132243.html

Millenium : Les hommes qui n'aimaient pas les femmes (David Fincher)

Comment dire... Le livre est malsain, nous met mal à l'aise, et pourrait s'apparenter à une casserole de lait sur un feu un peu trop vif. Cette adaptation est magnifique de par sa réalisation, mais mon impression est qu'elle lisse l'histoire, qui au final n'est plus qu'une histoire de pervers de +, mais en mieux mise en scène. Avec Daniel Craig, apparenté en homme d'action toujours prêt à BONDir (facile, je sais) qui doit ici interpréter un journaliste calme et qui préfère toujours la parole à l'action. Aussi, les scénaristes se sont permis de modifier la fin et l'identité d'Harriett, et là c'est super bancal... Elle serait à Londres depuis tout ce temps en ayant pris le nom d'une autre personne de la famille et personne ne l'aurait remarquée en 40 ans ???? On nous prend pour des moutons ou bien ? Honnêtement, le film est beau, bien rythmé, et les acteurs sont bons. Mais l'oeuvre a perdu de sa substance. L'adaptation danoise était moins travaillée, mais plus dirty, plus proche du livre. Ce film reste tout de même un bon divertissement où l'on ne s'ennuie pas. Mais après Zodiac, Benjamin Button et The Social Network, David Fincher baisse.

MA NOTE : 3/4


http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=178974.html

jeudi 19 janvier 2012

Cinéma : le TOP 10 de 2011 !

2011 fut une année riche en cinéma, et en très bons films. Elle a vu l'éclosion ou la confirmation de plusieurs talents, dont quelques notables que sont Ryan Gosling, Jessica Chastain, Carey Mulligan ou encore Joey Starr si l'on parle d'actorat.
Pour lancer ce top 10, je vais citer les films qui pourraient y avoir une place, mais que je n'ai pas retenus. Ils méritent d'être nommés : La Guerre est déclarée, De bon matin, Présumé Coupable, Harry Potter 7.2, Omar m'a tuer, Hugo Cabret, Mission Impossible 4, Carnage, Shame, Le Stratège, L'Exercie de l'Etat, Les Marches du Pouvoir, La Planète des Singes, Minuit à Paris, Fighter, True Grit, 127 heures et Les Femmes du 6ème étage.

Maintenant, entrons dans la crême de la crême...

Numéro 10 : INCENDIES


Magnifique fresque familiale dramatique, intense et au rythme effréné. Les 2 actrices principales sont saisissantes de dignité et de beauté. Les paysages sont d'une pureté sans nom, tachés par la guerre et les tensions religieuses. Tout ici est d'un très haut niveau, ce qui en a fait le meilleur film de ce début d'année, sans contestation.

MA NOTE : 3/4

Numéro 9 : THE GREEN HORNET


Je l'attendais au tournant, je n'ai pas été déçu ! Quel vent de fraîcheur ! Michel Gondry confirme son talent en ce qui concerne l'humour. Et épaulé de l'excellent Seth Rogen, présent à l'écriture du scénario, on ne pouvait que tomber sur un film au rire communicatif. Bref, un film de héro comique très réussi, très drôle, et pas ennuyeux une seule seconde. Du pur bonheur pour le début de l'année 2011 !

MA NOTE : 3/4

Numéro 8 : SUPER 8 (un film super en huitième position !)




Des jeunes ados font un film de zombies dans une petite ville du Midwest. D'abord, ils sont géniaux. Ce sont eux qui font le film. N'allez pas voir une histoire d'extra-terrestre, allez voir comment ces jeunes débrouillards réalisent leurs rêves. Ensuite, les couleurs sont splendides. JJ Abrahams filme avec les techniques d'aujourd'hui à la manière d'autrefois, ce qui donne un rendu visuel époustouflant. Les décors nous donnent envie de voyage dans le temps. L'humour, omniprésent, même en période de crise, ancre le film dans une réalité du quotidien qui s'avère être la meilleure arme pour garder confiance. Enfin, ne faites pas l'erreur de partir dès le premier écran de générique de fin, comme la moitié de la salle a eu la très mauvaise inspiration de le faire. Le but de cette œuvre se trouve à deux minutes à peine après le début du générique : le film des enfants. Plus-value sur la production !

MA NOTE : 3/4

Numéro 7 : ANIMAL KINGDOM



Froid, imprévisible, juste, dur. Le scénario ne souffre aucun défaut. La mise en scène excelle par son côté sobre, contrastant les faits rocambolesques de cette histoire familiale autodestructrice. Les acteurs sont très bons, du personnage principal effacé qui souffre en silence à l'oncle tyrannique dont les vicissitudes transpirent par tous les pores de sa peau. Quelque part entre The Town et Un Prophète. A voir absolument.

MA NOTE : 3/4

Numéro 6 : MALVEILLANCE


Définir ce film en un seul mot ? Ouch. Ça n'est pas un mot ? Je suppose que vous comprenez quand même. Ce film est un véritable coup de poing dans le ventre. Magnifiquement interprété, nous avons l'occasion de suivre un détraqué dans ses basses œuvres. Et nous découvrons, lentement, progressivement, le plan du pervers. Ses agissements passés, ses plans et les limites qu'il a fixées sont peu à peu dévoilés. On se prend alors à avoir peur pour lui et plus pour la victime. C'est là la force du film : il nous confronte à notre propre perversion. On se pose réellement la question, en plein film, de savoir ce que l'on veut : que le personnage principal arrive à ses fins, ou que la victime s'en sorte sans plus de dégâts. Ce questionnement est le fruit d'un travail remarquable et très intelligemment orchestré. Le tout très bien mis en scène, ce qui était attendu après REC, filmé en caméra semi amateur ; heureusement le réalisateur a réussi son pari en montrant qu'il savait faire autre chose, et de fort belle manière. Ce film est déjà culte, un peu à l'image d'un Silence des Agneaux, mais dans un style différent.

MA NOTE : 3/4

Numéro 5 : MELANCHOLIA


A quoi bon faire l'effort quand on sait que tout est éphémère ? Que feriez vous si vous appreniez que la Terre va disparaître très prochainement ? Les acteurs sont tour à tour beaux, rayonnants, énigmatiques, agaçants, frustrés, frustrants, dépressifs, solidaires, apeurés, esseulés, démunis. La montée en puissance s'exerce pendant 2h, pour finir en apothéose la dernière demi-heure. Une fin noir amère comme un café sans sucre, très perturbante, qui vous marque au fer rouge et ne laisse pas insensible. Que ferions nous dans cette situation ? Quel sens nos derniers actes ont-ils ? A réserver aux cinéphiles qui ont le cœur bien accroché.

MA NOTE : 3/4

Numéro 4 : LE DISCOURS D'UN ROI


La problématique est à peu de choses près la même que celle de The Green Hornet sorti récemment : la nature de la relation entre une personne de pouvoir et une autre sans titre mais d'une utilité vitale ; unies intimement dans un cadre historique qui plus est retranscrit finement. Pas de lourdeur, pas de tire-larmes, un humour impeccable et placé justement. Et enfin, des acteurs magistraux. Je regarde ma montre au moins 2 fois par film, pour me repérer chronologiquement dans le déroulé de l'histoire. Là, je n'y ai pas pensé.

MA NOTE : 4/4

Numéro 3 : POLISSE


Voilà un vent de fraîcheur ! Des épisodes de la vie d'une section de la police comme rarement on en a vus au cinéma. Où la tension, les sentiments, le devoir, la frustration, la fierté s'emparent des protagonistes à tour de rôle. Joeystarr est touchant de sincérité, Marina Foïs est saisissante dans un rôle où on ne l'attendait pas. Tout est juste sans jamais verser dans le tire-larme. Et l'on trouve également beaucoup de moments d'humour de très grande qualité. Bravo !

MA NOTE : 4/4

Numéro 2 : THE TREE OF LIFE


Je suis resté bouche bée et collé à mon siège de la première à la dernière seconde. On entre directement dans le film, et d'une manière on ne peut plus directe. Il ne nous faut pas plus de deux minutes pour être plongé au cœur du récit. Là, ce qui est frappant, c'est l'incroyable facilité apparente de narration. Tout le verbal superflu est éliminé. Les plans, tous plus originaux et réussis les uns que les autres, nous guident dans cette œuvre. Les séquences s'enchaînent doucement. Chacune d'entre elle est une leçon de cinéma. Malick a fait un film d'une intensité remarquable, en témoigne le Coca qui est resté par terre 2h16 et que je n'ai même pas pensé à boire. Les acteurs sont excellents, mais est-ce la peine de le souligner ? Un film sur l'amour, le rapport à la mort, la foi, la façon dont on se voit, dont on devient quelqu'un. Les enfants ont une force de caractère presque insoutenable. Je préviens tout le monde, ce film est difficile d'accès. Pour la boutade, la seule chose déplaisante de ce film est l'animation Europa Corp qui le précède.

MA NOTE : 4/4

MEILLEUR FILM DE 2011 : DRIVE


Une œuvre qui réjouit tant les yeux que les oreilles. Visuellement, tout est magnifique, du choix des plans tous plus adéquats, originaux et splendides les uns que les autres, aux prestations des acteurs, impeccables. Que dire de Ryan Gosling ? Il est parfait, voilà tout. On tient là l'un des meilleurs acteurs de sa génération, qui s'est imposé comme un monstre du cinéma en une année. Dans Drive, il apparait tout en retenue, en finesse. Tout est dans l'attitude, les sourires, les regards, les mimiques. Cet acteur étincelant, nous avons la chance de le voir évoluer dans un Los Angeles que nous n'avons jamais vu de cette manière. En guise d'ouverture du film, vous pourrez voir "Prix de la mise en scène à Cannes", et vous mettrez moins de deux minutes à comprendre pourquoi. La séquence d'ouverture est grandiose, et vous plonge dans l'atmosphère douce amère et intense du film. Enfin, je ne peux terminer sans parler de la musique, envoutante et enivrante, qui tombe toujours à point nommé.

MA NOTE : 4/4

Le cinéma ne s'arrête pas là, et je croise les doigts pour que 2012 soit aussi généreuse !

Une Séparation

Un film très intelligent qui nous entraine dans une guerre des nerfs au beau milieu de toutes sortes d'injustices. Place de la femme dans la société, de l'enfant dans un foyer en plein divorce, responsabilité envers nos ascendants déficients, honnêteté mise de côté pour arriver à ses fins... Tous les moyens sont-ils bons ? Si certains n'ont pas apprécié ce film, c'est qu'il n'est pas là pour vous séduire. Il apparaît même un peu austère. Mais comment pourrait-il en être autrement pour un film qui véhicule justement toutes ces situations de tension élevées ? Les acteurs sont touchants, et notre inquiétude grandissante au fur et à mesure que le film s'approche de la fin.

MA NOTE : 3/4


http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=189616.html

mercredi 18 janvier 2012

Parlez-moi de vous

Une méga star de la radio qui donne des conseils sur la vie sentimentale... Ça existe, elle s'appelle Brigitte Lahaie et son émission sur RMC est bien plus intéressante que ce film, où les auditeurs sont niais, leurs questions idiotes et les réponses de Viard superficielles et convenues. A part ça, on se plait à voir les traits exagérés des personnages et le surjeu de tout ce petit monde. Au final, un petit film qui s'oublie aussi vite qu'il a été vu.

MA NOTE : 1/4


http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=192121.html

dimanche 15 janvier 2012

Une vie meilleure

Une histoire d'amour foudroyante. Des protagonistes pressés et naïfs. Et boum, on se met dans la merde tout seul. Pourquoi pas. Ça commence tout de suite fort, et pendant deux heures, nul temps pour le spectateur de souffler. Hélas, c'est à la fois un point fort et un point faible du film, qui semble parfois s'emmêler, et qui apparait tout au moins comme fouillis. On est régulièrement consterné par la capacité du personnage joué par Canet à effectuer les mauvais choix, qui sont parfois assez clichés et grotesques. Le plus décevant étant sans doute l'évolution archi-attendue de ce même homme, passant peu à peu d'un petit connard à un gendre idéal et protecteur. Quelle créativité ! Sans ironie par contre, le petit Slimane fait montre d'un immense talent, et éclabousse l'écran de sa présence, éclipsant les deux adultes. Bravo à lui, il faudra le surveiller de très près.

MA NOTE : 2/4


http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=187890.html