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jeudi 19 avril 2012

La cabane dans les bois

Apparemment, ceci est un film d'épouvante. Or, le propre de ce genre de film est de faire peur aux spectateurs. Donc ici, il se plante. Apparemment, ce film est aussi un film d'horreur. Donc on est censé assister à des scènes sanglantes, ou autres effets spéciaux plus ou moins trash, plus ou moins kitch. Là, je ne peux que marmonner dans mon duvet qui me sert de barbe que la moyenne est tout juste atteinte sur ce critère. Ensuite, on se fout généralement de la mise en place de tels films. On veut aller directement au cœur de l'action, et là on nous sert 20 premières minutes pompeuses et clichées qui sont assez inutiles ; exception doit être faite sur la toute première scène nous montrant les futurs bourreaux. Et là est le gros point positif du film : l'accoutumance à la violence et la faculté des hommes à éclipser tout sentiment de culpabilité. Seulement, ce point qui est de loin le plus intéressant est à peine effleuré. Dommage. Parce que tout le reste du film n'est qu'une grosse merde. Jusque à la fin chaotique menant théorie du complot et religion avec Sigourney Weaver en guest-star. Ouais, les producteurs ont du fumer un gros pétard...

MA NOTE : 1/4

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=137973.html


lundi 16 avril 2012

Battleship

Voilà la nouvelle super production mondiale dont on entend parler depuis des mois. Explosions, effets spéciaux spectaculaires et ambiance apocalyptique nous ont été promises, et rassurez-vous, sont bien présentes dans le film. Ça, et quelques aliens méchants pour pimenter le tout. Voilà pour le positif. Parce que autant le dire franchement, ce film est une belle bouse... Mais il avait annoncé la couleur sur l'affiche en y inscrivant des mots pleins de sens "Par les producteurs de Transformers". Ainsi, nous étions prévenu du navet qui se cachait derrière ce titre. Le film n'a aucun intérêt, et je me demande s'il a vraiment un scénario. Les acteurs ne sont pas bons, et j'aimerais me concentrer sur la première apparition de Rihanna. Bon, certes elle ne joue pas bien, mais ce n'est pas son vrai travail. Ce qui me déconcerte, c'est que c'est actuellement un des canons de beauté féminine mondialement reconnu et qu'elle provoque autant des bosses dans le pantalon des messieurs que si je jouais à sa place. Dommage pour un film d'action de ce type de se priver de telles ressources mises à sa disposition. Et puis, sur le font, le film cautionne le gros moyens que le gouvernement américain dépense dans son armée, et évidemment, c'est un peu naze. Du même niveau que l'adaptation cinématographique de Doom (que j'avais d'ailleurs légèrement préféré) !

MA NOTE : 1/4

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dimanche 8 avril 2012

Sur la piste du Marsupilami

Alain Chabat, après quelques temps à l’abri des regards, revient avec un nouveau film mastodonte pour toute la famille. Il a gardé Jamel avec qui il avait eu une bonne expérience sur Astérix. Les deux compères s'attaquent ici au bestiau original de Franquin, le Marsupilami. Enfin ça, c'est ce qu'on nous dit dans le synopsis, puisque dans le film, l'animal à grande queue n'est qu'un prétexte à l'aventure, et on ne se soucie en fait guère de lui. En effet, les gags s'enchainent, et on se laisse prendre au jeu de l'humour décadent. Mais, il faut bien le dire, si le film ne souffre pas spécialement d'une histoire dont la teneur pourrait facilement être renforcée, il est confronté à un soucis important lorsqu'il s'agit de film humoristique familial : faire rire. Beaucoup (en intensité), souvent et tout le monde. Et là, on a du mal à s'emballer autant que pour Mission Cléopâtre. Les acteurs sont bons, Jamel en tête. On a certes quelques bons gags, qui font sourire, et même rire de temps en temps. Mais on ne s'arrache pas non plus la glotte. Un agréable Lambert Wilson, qui se défoule bien, ainsi qu'un Timsit dont on retiendra une assez bonne prestation.

MA NOTE : 2/4

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vendredi 6 avril 2012

My week with Marilyn

Ah, la belle Marilyn. Le sexe-symbole féminin depuis plus d'un demi-siècle. La figure qui fonctionne et fait fonctionner tout ce à quoi elle est associée. La bête de scène, fragile, un peu dingue, rock'n'roll star qui se transforme de temps en temps en bête de foire... Astucieux de la part de Simon Curtis d'avoir choisi d'adapter un livre qui ne retrace que quelques semaines de la vie de Monroe. Cela permet de créer une atmosphère, de poser le personnage, de développer ses traits de caractères, de montrer l'étendue de sa personalité et les changements d'humeur en fonction des évènements qui surgissent. Causes, et effets. Ce choix s'avère payant car infiniment plus cinématographique qu'une accumulation de pastilles de vie à la Cloclo. Seulement... Le film est clairement divisé en deux parties. La première est pleine d'entrain. Le jeune homme à travers qui nous vivons l'histoire doit d'abord se trouver une place dans l'industrie du cinéma. Et quand il y parvient, il doit trimer pour la garder. Tout ce passage est absolument passionnant, et est en fait la meilleure partie du film. On nous invite à rêver de ce poste de larbin et à se prendre pour ce gamin culotté et chanceux, et la mayonnaise prend bien. Et puis, Marilyn arrive. Dans un premier temps, aucun soucis. Je dirais même qu'elle pimente le récit au moment adéquat, juste quand le gamin commence à assurer et à se sentir à son aise au niveau du taff. On nous montre les doutes de la blonde plantureuse ; ses peurs, son besoin d'être rassurée, aimée. On voit aussi qu'elle est adepte de la première heure de la méthode hollywoodienne pour jouer la comédie, ancêtre de la méthode Actors Studio. Son interaction avec la faune ancestrale, qui plus est anglaise, ce qui souligne le trait, constitue une hétérogénéité curieuse et plaisante à admirer. Par contre, la seconde moitié du film est hélas consacrée à une amourette entre les deux protagonistes principaux, et cela fait tomber le film dans l'ennui. C'est mal fichu, et Curtis apparaît alors comme le réalisateur d'épisodes de séries TV ordinaires qu'il est. Manque d'intensité et problèmes de rythme marquent alors toute la fin du film. Dommage, il avait fort bien commencé !

MA NOTE : 2/4

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=176326.html


jeudi 5 avril 2012

[REC]³ Génesis

[REC], en 2007, était un coup de fouet. Une réussite totale, d'autant plus efficace que le film était totalement inattendu. Cette pépite était l’œuvre de deux Espagnols : Jaume Balagueró et Paco Plaza, qui avaient tous les deux fait leur main sur des films d'horreur et d'épouvante chacun de leur côté avant de se réunir pour ce joyau.Puis ils ont sorti, toujours conjointement, [REC] 2 en 2009 ; qui tenait la route tout en étant notablement moins bon que le premier. Et puis, le couple s'est séparé et chacun a voulu faire son petit bonhomme de chemin. Et c'est souvent là qu'on voit si un des deux composants du binôme est la tête pensante ou si les deux sont indispensables. Jaume a réalisé l'excellent Malveillance, qui figure dans mon TOP 10 2011. Et Paco, lui, se retrouve donc tout seul à la direction de [REC] 3. Verdict ? Il semblerait bien que Jaume soit indispensable, car ce troisième opus est malheureusement totalement raté. Les deux précédents réussissaient à maîtriser la "peur surprise" (surgissement spontanés que l'on voit dans beaucoup de film) et surtout la "peur profonde", celle qui nous empêche de nous endormir le soir dans notre lit. Ici, on effleure la première, et n'approche jamais de la seconde. Le scénario est déjà vu et même la fin n'est qu'un semblant de surprise auquel on s'attend aussi. Juste quelques bonnes trouvailles sur la forme, notamment le switch de caméras qui s'avère plaisant à certains moments. Quelques bons gags aussi. Mais largement dispensable.


MA NOTE : 1/4


http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=175254.html



mardi 3 avril 2012

2 Days in New York

WHAT THE FUCK ?! Ouais, c'est le cri du spectateur exaspéré au bout d'une demi-heure où l'on comprend définitivement que le film ne s'améliorera pas, et que l'on va devoir subir l'heure restante. Tout, ici, est assez mauvais. Déjà, l'ambiance est artificielle au possible, et on ne croit pas un seul instant en cette famille qui nous est présentée. Les personnages y sont archi-stéréotypés, avec une grossièreté affligeante qui frise l'insulte à l'intelligence du spectateur. Ensuite, les acteurs eux-même semblent ne pas y croire, à l'image d'un Chris Rock au plus bas, qui ne sait faire que la même expression désabusée pendant une centaine de minutes. Et puis d'où vient ce titre ? Ils étaient vraiment à NYC ? J'ai l'impression de n'avoir vu qu'un appartement, son ascenseur et une vague salle d'exposition. Bref, tout sonne creux et faux, et c'est avec un soulagement que le film prend fin, après quelques secondes d'une mise en perspective guignolesque qui sonne le glas pour cet échec véritable. A zapper ou à oublier vite...

MA NOTE : 1/4

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=178188.html


lundi 2 avril 2012

La Colère des Titans

La seule surprise dans ce film est de constater que quelqu'un a commandité une suite à un premier volet très mauvais. Pas mieux ici. Je le répète, Sam Worthington n'a pas les épaules pour tenir un premier rôle. Scénario très très bancale, et de plus inexploité. Les images ne sont pas très belles. On enchaines les séquences sans trop de cohérence. Et tout est cousu de fil blanc. Mais que vient faire Ralph Finnes là-dedans ? Allez, passez donc votre chemin.

MA NOTE : 1/4

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=181289.html


vendredi 30 mars 2012

Young Adult

Voilà le nouveau film de Jason Reitman. Pour rappel, Jason nous a pondu Juno et In the Air ces 5 dernières années, soit deux films que j'avais fortement appréciés. C'est donc confiant que je prends ma place, mon Coca et mes M&M's et m'assied confortablement. Je dois dire qu'une once d'inquiétude me chatouille à propos du premier rôle de Charlize Theron, dont je doutais qu'elle puisse assurer un premier rôle. Le film commence, nous offre quelques cartes postales de décrépitude et une Charlize Theron en mode loseuse adolescente en pleine dépression. Il faut dire que tout autour d'elle est déprimant. Son appartement, sa résidence, sa ville, sa vie. Et elle le fait transparaitre à merveille : "J'ai une vie de merde mais je vaux mieux que vous" parviendrait-on à lire sur son visage. Le récit se pose tranquillement et efficacement sur la première moitié du film. Petits effets de réalisation qui, même quand un peu gros, passent relativement bien (à l'image de la métaphore de la cassette sans cesse rembobinée au début une fois la chanson terminée). Mais une fois qu'on est au cœur de l'intrigue, tout cela patine un peu et devient mou du genou. Surtout, il manque une pincée de peps, un élément perturbateur, sans quoi le film sombre un peu pour difficilement retomber sur ses pattes à la fin. Dommage, il y avait une superbe matière à l'image d'une Charlize meilleure que jamais, magnifique dans ce rôle de dégénérée malsaine et mauvaise au possible cachée sous son image d'égérie Chanel. Quelques rires, comme toujours chez JR. Sympathique, mais peut mieux faire.

MA NOTE : 2/4

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=179438.html


jeudi 29 mars 2012

Torpédo

François "l'embrouille" Damiens est la tête d'affiche de ce road-trip-movie franco-belge. Film qui est arrivé sans faire de bruit, inattendu, discret. On ne sait pas trop à quoi s'attendre, alors on s'installe dans un fauteuil et on se laisse faire. Et l'on est immédiatement pris en charge par l'acteur wallon. C'est dingue cette faculté qu'il a à accrocher l'écran, assez rare. Tout ce qu'il fait est juste, parce qu'il n'en rajoute pas. Un peu à l'instar de Joey Starr, ce type ne joue pas, il se met juste dans une situation qui pourrait être la sienne, et ça fonctionne à merveille. Ici, la dite situation est assez originale, et nous emporte dès le début. Pour renouer des liens avec son père, François doit gagner un concours auquel il est inscrit et où un diner avec Eddie Merckx est le gros lot. Seulement pour pouvoir y prétendre, il faut venir dans un magasin de sofa tourner la roue en famille, et c'est là qu'est tout le problème. Pas de famille à disposition. Alors il va s'en créer une. Et ce personnage accro au système D, gentil loser, va se transformer en porte-étendard de l'espoir, de l'optimisme, et devenir un modèle en son genre, donnant une belle leçon de vie à beaucoup de gens. Tour à tour drôle, gênant, touchant, ce film est un pari entièrement réussi. Non, les Américains ne sont pas les seuls à savoir faire ce genre de film. Non, le film ne tombe pas dans le tire-larme ou dans le pathos. Les acteurs sont géniaux ; tous. Le scénario est comme il faut. Pas de déjà-vus, pas de scène cliché, une fin honnête. La belle surprise du printemps est là, foncez !

MA NOTE : 3/4

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=145069.html


mercredi 28 mars 2012

Les Adieux à la Reine

Voici donc les derniers jours de la vie de la cour à Versailles. Versailles, que l'on nous a toujours présenté comme une abondance de luxe, une démesure de richesses, un cocon de bien-être, que sais-je encore, un endroit totalement idéalisé. Or, ici, point de tout cela, on ne se contente pas de nous présenter à nouveau cette vision stéréotypées du château de la belle reine dévergondée. Et c'est là qu'est le point fort du film : le contexte dans lequel évoluent les personnages est des plus intéressants, et des plus marquants. On nous montre un château où les dorures recouvrent des bois en piteux états, cachant pourritures et moisissures. Une ancienne cabane de chasse où pullulent les rats et où l'eau des bassins est croupie. Où la crasse se cache derrière des accessoires bling bling. L'autre point fort que le film nous fait vivre, c'est le rapport à l'information en ces temps où elle mettait des jours à se propager et où il était fort difficile de faire la part des choses entre vérités et rumeurs. Alors que nous vivons une nouvelle ère de l'ultra-instantanné, nous assistons ici à une population qui vit dans le flou total de ce qui se passe à quelques kilomètres à peine. On savait déjà ça, mais le film nous offre une opportunité de nous plonger dans cet état d'esprit. Léa Seydoux est impériale, tout comme la très talentueuse et ancrée Noémie Lvosky. Belle mise en scène aussi qui nous immisce dans les coulisses de la vie des courtisans. A voir !

MA NOTE : 3/4

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=189188.html