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dimanche 30 septembre 2012

House at the End of the Street

Après Jennifer Lawrence bataillant dans l'espoir de comprendre son identité (X-Men origins), Jennifer Lawrence bataillant contre ses semblables pour sa vie (Hunger Games), voici Jennifer Lawrence bataillant contre le mal incarné. Oui, Jenny est une battante, mais elle est surtout une très bonne actrice. Elle a les épaules pour porter à elle seul un film médiocre et en faire un film moyen, ce qui est un peu le cas ici. Ce film ne fait pas peur et ne comporte aucune scène d'horreur. J'aurais du mal à le classer s'il fallait absolument le ranger dans une catégorie. Certainement dans "thriller". L'histoire, elle, n'est pas extraordinaire dans le cadre d'un film (dans la vraie vie, ça le serait évidemment !!!). Seulement on a du mal à s'intéresser vraiment à l'histoire qui change de versant beaucoup trop subitement pour que le spectateur continue à accrocher lors de la seconde moitié du film. Tout devient alors dérisoire et déjà vu, en plus d’être cousu de fil blanc. Dommage.

MA NOTE : 1/4

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=182518.html


mercredi 26 septembre 2012

Killing Them Softly

Comme il est agréable de voir arriver une pépite comme celle là ; un film que l'on n'attend pas, qui arrive en se faisant discret, et qui s’avère être une agréable petite douceur. Le casting est exceptionnel et je soulignerai deux acteurs en particulier qui excellent dans ce long métrage, les bien nommés James Gandolfini et Ben Mendelsohn. Brad Pitt est évidemment très bon, comme d'habitude, dégageant cette force tranquille qui lui est propre, et qui colle ici parfaitement au personnage. L'histoire tourne autour d'un classique braquage de salle de jeu clandestine. Les conversations sont sidérantes et très finement écrites et pensées. La mise en scène là aussi fait mouche et illustre avec une grande justesse l’atmosphère du film : on est dans des affaires sales, donc tout est un peu crade, des bas de caisses badigeonnés de boue aux cheveux gras des acteurs, en passant par les motels cache-misère crasseux. Le rythme est maitrisé, si bien que vous vous laissez avoir par la durée du film qui n'a aucun impact sur vous. On s’assoit, on se délecte, et on ne pense à rien d'autre que de se demander qui va tuer qui. Et on en redemanderait !

MA NOTE : 3/4

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=187420.html


Tower Block

Et voici venu le nouveau type de survival en salles. Le huis clos en milieu urbain, qui plus est dans une tour de ghetto un peu craignos, majoritairement désaffectée, excepté le dernier étage. Tout commence par un meurtre dont tout l'étage est témoin, et où la loi du silence leur fait se taire devant la police. Surprise, un an plus tard, lorsqu'un sniper posté sur une tour voisine commence à dégommer tous les habitants du dit étage. On se prend à envisager des solutions de fuite, à se mettre à la place des protagonistes. Le cadre est intéressant mais manque peut-être de richesse, devenant lassant au bout d'un certain temps. On est quelque part entre Saw et Banlieue 13 (ouais, j'aime bien mixer des films totalement incompatibles). Ça se regarde bien, et ça s'oubliera très vite.

MA NOTE : 2/4

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=211341.html


mardi 25 septembre 2012

The Sweeney

Vous n'en avez certainement pas entendu parler en France, mais The Sweeney est la grosse sortie anglaise de l'année. L’abatage médiatique autour de ce film qui reprend un fameux feuilleton anglais a été impressionnant de ce côté-ci de la Manche. Il est question d'une unité d'intervention spéciale visant à luter contre le crime, trafic d'armes et autres malveillances de haut niveau. Aux manettes, un duo aux opposés et donc complémentaire qui fera en sorte qu'une large partie du public puisse se reconnaitre dans au moins l'un des deux. C'est facile, mais ça marche. Au menu, castagne à tout va, poursuites à toute vitesse, jolis plans de la ville de Londres, et enquête policière malheureusement des plus banales, avec intrigue secondaire concernant l'intégrité d'un des deux protagonistes principaux. Tout est cousu de fil blanc, et la réalisation est assez mauvaise, avec une photo très pâle et quelconque. Bon courage à tous ceux qui ne sont pas Anglais pour comprendre les dialogues, tant le phrasé verbal est difficilement accessible. Si vous aimez ce genre d’atmosphère, je vous conseille de regarder la série The Shield, qui selon moi relève du chef d’œuvre (et je pèse mes mots !).

MA NOTE : 1/4

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=184949.html


lundi 24 septembre 2012

Savages

Voilà un film qui sort des sentiers battus. Il m'est resté dans la tête quelques jours, alors que c'est assez rare actuellement. Il est déstabilisant, car le traitement se veut très léger, en vulgarisant beaucoup d'aspect de la narration, et en même temps il nous offre des scènes de violences barbares d'une grande cruauté. La surprise est au rendez-vous donc, mais aussi les bons acteur et l'humour. En effet, Benicio Del Torro tient là ce qui pourrait être le rôle de sa vie, en jouant de son apparence vieillissante : ventre bedonnant, coiffure à la sosie d'Elvis de bar de strip-tease, lunettes de Soleil de quéqué. Sa scène en duo avec l'excellent John Travolta est du niveau de ce qu'on pourrait trouver dans Pulp Fiction. Pour en finir avec les bons acteur, je mentionnerai Blake Lively, qui après avoir étincelé dans le savoureux The Town, nous offre ici une nouvelle très belle prestation. Elle n'a pas son pareil pour jouer la fille blasée, lascive et totalement soumise, qui se laisse faire en toute circonstance. Elle apporte en plus une touche sexuelle et suave à son personnage qui le rend mystique. Venons-en aux points négatifs donc. Les deux rôles principaux sont confiés aux moins bons acteurs du film. Aïe. Il faudrait que quelqu'un m'explique l'emballement hollywoodien soudain pour Taylor Kitsch. Ce mec n'a jamais été bon, et en plus il "se regarde jouer". Il fait des mimiques ou en rajoute à chaque fois qu'il sait que les blaireaux vont l'acclamer en le regardant dans les salles de cinéma. C'est franchement agaçant et ça nuit au film, qui est en passant un peu long à démarrer. Sinon, la fin est croustillante à souhait et nous laisse sur une bonne note.

MA NOTE : 2/4

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=178686.html


Les Aventuriers de l'Arche Perdue

A l'instar des Dents de la Mer, voilà un autre film légendaire remis au goût du jour. Autant le dire tout de suite, le travail de restauration est impeccable, même si l'on peut apercevoir quelques gommage numérique sur les premières images pour masquer les effets spécieux sommaires de l’époque, rendues plus visibles avec l'augmentation de la définition. Le son, lui, est toujours un peu aigu dans les scènes de coups de feu, mais c'est une caractéristique propre de l'époque. Je ne me souvenais que très peu du film en lui-même, ne l'ayant pas beaucoup regardé étant jeune. Harrison Ford n'a pas son pareil pour jouer la suffisance dotée de charme et de testostérone. Si la dizaine de minutes d'introduction du film est palpitante et fait opérer la magie, le gros du film est tout de même critiquable. Alors certes je regarde ça avec mon œil frais du haut de l'an 2012, mais les combats sont quand même assez minables. Là n'est pas l'essentiel du film, fort heureusement. L'essentiel du film serait comparable, lui, à un film de propagande anti-nazis. On ne comprend pas vraiment ce qu'ils viennent faire là dedans d'ailleurs. Le rythme est très irrégulier et le film a de grosses longueurs, surtout que le suspens est réduit à son minimum. Je reproche à ce film d'aventure le manque... d'aventure ! Et d'action, aussi. Quelques années plus tard, La Dernière Croisade a su tirer les leçons de ces manquements et a corrigé le tir (même si les nazis étaient toujours présents, mais cette fois de façon plus crédible, ou du moins mieux amenée...).

MA NOTE : 2/4

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=121.html


vendredi 21 septembre 2012

Premium Rush

Les dialogues sont simplistes, enfantins, idiots. C'est ce qu'on remarque immédiatement, et ça donne au film un côté cartoon qui lui ôte toute crédibilité. Le scénario lui-même loge sur l'envers d'un ticket de métro. Des livreurs en vélo dans Manhattan. L'un d'entre eux se voit confier un colis qui attise la convoitise d'un méchant. Un énième tour dans la théorie du complot car ce méchant est un flic (ce qui ne sert absolument à rien dans le film). Et on se retrouve donc avec 1H30 de course poursuite à vélo dans l'ile la plus célèbre du monde. Les effets visuels sont cheap, la photo est mal travaillée et trop vive, et puis on trouve encore le moyen de nous placer la veuve et l'orphelin. Typiquement le genre de films qui m'a longtemps fait détester Gordon-Levitt, très moyen ici.

MA NOTE : 1/4

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=185050.html


Taken (2008)

La fille de Liam Neeson, en vacances à Paris, se fait enlever. En tant qu'ancien agent de la CIA (ou affilié), il va à leur recherche et castagne à tours de bras ceux qui se mettent sur son passage. Intrigue simple et claire : ça peut marcher. La plupart du temps, ce genre de film foire à cause du traitement lourdingue de la mise en scène et des effets spéciaux grotesques. Ici, c'est le point fort du film ! On se retrouve embarqué dans un torrent d'action rondement mené à la sauce dynamique. Pas une seconde de répit, un acteur leader charismatique, une prise d'otage dans une situation originale et crédible. On est au taquet. Non, le problème ne vient pas de la forme. Elle vient du fond. Le scénario collectionne presque tous les clichés. Déjà, il met du grain dans le moulin des Américains qui considèrent leur pays comme le plus sécurisé du monde et l'Europe comme un territoire sans lois. Ensuite, les ravisseurs sont forcément de l'Europe du Sud-Est. Tout semble être une caricature, et quand il s’avère qu'on a bien affaire à une théorie du complot, on tombe bien bas. Bref, c'est efficace, mais ça ne sert pas la bonne cause.

MA NOTE : 2/4

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=126169.html 


jeudi 20 septembre 2012

Darkly Noon (1995)

Après le déjà bon L'Enfant Miroir en 1990, Philip Ridley revient cinq ans plus tard avec un nouveau film, Darkly Noon. Ce qui est marquant avec le recul, c'est le casting hallucinamment bling-bling comparé au budget ultra limité de ce film. Brendan Fraser, Viggo Mortensen et la délicieuse Ashley Judd nous émerveillent à l'écran. Oui, même Brendan Fraser, qui jouait bien à l'époque. Mais ne nous méprenons pas : ceci a été possible car ils n'étaient encore pas de grands noms du cinéma à cette époque. Et à ce titre, le film est doublement intéressant : il nous offre la possibilité de voir des acteurs de renommée internationale à leurs débuts. L'histoire reprend les mêmes thèmes que L'Enfant Miroir : un récit centré sur un personnage influençable qui préfère croire à la version comploteuse et capillotractée qu'à accepter la réalité des sentiments qu'il ressent et la difficulté des les gérer qui en résulte. Ici, la religion est visée de plein fouet dans son rôle de castration de toute forme de plaisir charnel. Le film est en fait une illustration de ce à quoi peut mener tout extrémisme religieux. Le réalisateur a nettement progressé, notamment dans la gestion du rythme du film, découpé en vignettes suivant la dizaine de jours que le protagoniste principal passe dans sa nouvelle demeure. Le résultat est dynamique et prenant, et la fin en forme de feu d'artifice. Un film à voir !

MA NOTE : 3/4

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=15377.html


L'Enfant Miroir (1990)

L’Enfant Miroir est de ces films que seule une poignée de privilégiés ont vu. A travers les yeux d'un enfant de la campagne américaine, on nous montre avec toute la subjectivité juvénile les choix grotesques que l'on est amené à faire dans la vie, notamment en ce qui concerne les personnes à qui on donne notre confiance et ceux qui instaurent le doute en nous. Le goût de l'humanité pour la théorie du complot en général, ici matérialisé par le fait que la voisine serait un vampire, alors que les choses trouvent la plupart du temps une explication logique bien plus simple est ici mis en avant. Les couleurs et les sons sont magnifiquement exagérés, comme nous le faisons naturellement dans nos souvenirs. La seconde moitié du film manque tout de même de pêche, mais le résultat final est bon.

MA NOTE : 2/4