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lundi 27 février 2017

A Bigger Splash

Je vais commencer ma critique par une petite anecdote personnelle. J'ai vu ce film dans un cinéma resplendissant au cœur de Times Square, dans ce New York comporte de plus agité, bruyant, démesuré et décadent. Il faut se frayer un chemin sur les trottoirs bondés, et ça n'est pas mieux dans les magasins du quartier, où il faut prendre son mal en patience pour aller d'un bout à l'autre pour accéder après de longues minutes d'attente à la caisse. Revenons-en au film. Après être monté au dernier des huit étages du cinéma pour accéder à la bonne salle, je constate que nous ne sommes que cinq dans cette belle pièce, dont ma femme et moi, ce qui tranche franchement avec le contexte ambiant. Aussi, ce film, présenté par ses producteurs comme une sorte de Woody Allen à la sauce Bret Easton Ellis, laissait envisager de gros espoirs. Et puis, il commence. On est patient, on se dit que le film pose ses jalons, que ça va démarrer. On est dans l'intimité d'une superstar de la chanson interprétée par Tilda Swinton, qui se retranche en Italie pour se reposer, et éventuellement retrouver de l'inspiration. Sauf que rien ne démarre jamais. On nous a vendu une comédie dramatique. De comédie il n'est rien, tant le film ne nous décroche même pas un sourire. Le drame survient à la mort d'un personnage qui intervient comme un soulagement, car synonyme de fin du film, et de calvaire qui prend fin. Pénible, interminable, ce film est un véritable échec dont seuls les paysages sont à sauver.

MA NOTE : 1/4

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=230634.html


dimanche 26 février 2017

Five

Je ne vous mens pas, j'ai bien mis 5 grosses minutes avant d'écrire ces premiers mots à propos de ce film. Les producteurs voulaient créer l'évènement, ils ont en fait fait un film de plus qui parle d'une bande de potes, et qui ne sort malheureusement pas de la moyenne, à tel point que tout le monde a déjà oublié son existence 6 mois plus tard. Pas assez drôle pour être une comédie, scénario trop léger pour être un drame qui marque les esprits, le film est juste banal. Next.

MA NOTE : 1/4

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=221620.html


Batman v Superman : L'Aube de la Justice

Quelle tâche difficile que de réunir les deux mastodontes de l'univers DC Comics, surtout quand on sort des magistraux Batman de la trilogie Nolan, où le chevalier noir était interprété par le parfait Christian Bale. Quelle tâche difficile que de faire coexister dans un même film Batman et Superman, qui ont chacun des identités visuelles bien distinctes et ne jouent pas sur les mêmes registres. La première fausse note, qui est en fait fatale au film, réside dans le choix du réalisateur ; Zach Snyder accumule les échecs depuis longtemps, à tel point qu'il est non seulement à mon avis le réalisateur le plus surestimé d'Hollywood, mais aussi pas loin d'être le pire de sa profession. Il était déjà aux manettes du très mitigé Man of Steel en 2013. Et une fois de plus, ses choix sont d'une lourdeur infinie. Ses ralentis systématiques deviennent rapidement insupportables, tout comme l'air supérieur de Superman à chaque fois qu'il est à l'écran, menton levé, regard perdu vers l'horizon, musique solennelle, vent dans la cape. Quand ce plan arrive pour la quinzième fois et qu'elle vous a déjà fait passer par tous les stades, vous éclatez juste de rire nerveusement tellement la scène est pathétique. Il y a de bonnes idées, dont notamment l'organisation spatiale de Gotham City et Metropolis autour d'une baie, comme deux sœurs rivales. Wonder Woman arrive comme un cheveu sur la soupe, et le boss de fin est tout simplement ridicule. Ça fait beaucoup de défaut, dans un film aux allures interminables d'une durée de deux heures trente ! A croire que ce bougre de Zach a même ralenti le temps...

MA NOTE : 1/4

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=219262.html


lundi 20 février 2017

A Perfect Day, un Jour Comme un Autre

C'est le premier film que je vois de Fernando Leon de Aranoa, qui n'en est pourtant pas à son coup d'essais, et j'ai immédiatement été touché par ce que dégage ce film. Les acteurs sont tous énormes et très crédibles, à l'instar de Benicio Del Toro et Tim Robbins, géniaux dans leur rôle de sauveurs du monde blasés par un quotidien usant et pas gratifiant pour un sous. Le film fait très documentaire sans en être un, car il accentue à mon avis très justement sur ce qui fait les tournants décisifs des journées passées par ces personnels d'ONG dans le Tiers Monde : des toutes petites choses. Des petits détails, qui mis bout à bout, permettent de réaliser de grandes choses. Trouver une corde, franchir une vache allongée en travers d'une route, manier la diplomatie avec les locaux et ses supérieurs, avec parfois des décisions insensées à respecter. Le film est beau, drôle, ne verse jamais dans le tire-larme et n'est fait pas trop. Une très belle surprise de 2016 à découvrir si vous ne l'avez pas encore fait.

MA NOTE : 3/4

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=227703.html


vendredi 17 février 2017

10 Cloverfield Lane

8 ans après le remarqué Cloverfield apparaît ce nouveau venu dans cet univers particulier où grosses bébètes, fin du monde et intox se mélangent pour nous brouiller le cerveau. 10 Cloverfield Lane est un huis-clos angoissant qui réussit son premier pari : nous plonger totalement dans l'espace narratif. Les acteurs sont tous convaincants, leurs réactions aussi, avec en prime un John Goodman étincelant, comme à son habitude. On peut distinguer au moins quatre parties dans le film, bien distinctes, avec des tenants et aboutissants très différents qui permettent aux spectateurs de ne pas s'ennuyer un instant alors même que nous sommes également bloqués à l'intérieur de ce bunker et que nous mourrons d'envie de savoir ce qu'il y a à l'extérieur, tous comme les deux jeunes personnages. Seul l'hôte des lieux a vu ce qu'il y avait dehors, et ses paroles laissent une part importante au doute auprès de ses convives. Très marquant, le film a un fort goût de reviens-y en sortant de la salle, tant on a envie de démêler le vrai du faux, ce qui est dû au hasard ou ce qui est une piste à exploiter. La fin méritait sans doute mieux, comme de nombreuses personnes l'ont souligné, mais laisse ouvertes de nombreuses portes dévoilées pendant les trois premiers quarts du film.

MA NOTE : 2/4

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=231144.html


La Chute de Londres

On ne va pas s'éterniser sur ce film, qui reprend les codes du premier opus, La Chute de la Maison Blanche, sorti 3 ans plus tôt, dans une ville différente. Le scénario est pauvre et peu cohérent, Londres est malheureusement peu utilisée, et d'ailleurs je profite de cette critique pour m'étonner de voir tous ces films qui utilisent une ville comme argument commercial, ici en allant jusqu'à l'inscrire dans le titre, et qui n'exploitent pas davantage les ressources et arguments qu'elle a à offrir. Ici, rien que du déjà vu avec Big Ben, Westminster ou White Hall, et aucune innovation quant au traitement de la capitale anglaise. Bien évidemment, le président américain est le seul à ne pas être pourri, et il s'en sort sauvé par le monsieur muscle, héro à la sauce 90's du film. Aucun intérêt, passez votre chemin.

MA NOTE : 1/4

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=224988.html


The Revenant

Sorti à peine un an après Birdman, qui avait gagné l'Oscar du meilleur film en 2015, le nouveau film d'Inarritu a une nouvelle fois beaucoup fait parler. Le problème, c'est que le sujet de discussion qui revenait le plus souvent ne portait pas sur la qualité du film, que ce soit sur le fond ou sur la forme, mais sur le fait que Di Caprio devait enfin gagner un Oscar de meilleur acteur, car après tout, il le méritait bien après tous ses services rendus au septième art. Les grogneurs ont été satisfaits, Léo a bien remporté la statuette. Était-ce mérité au regard de sa prestation dans le film ? Sans doute pas. Plus qu'un jeu d'acteur, on a surtout l'impression de voir la blondinet dans un épisode de Koh-Lanta, non pas sur une île tropicale mais dans le grand nord américain. D'ailleurs, si l'on parle de performance d'acteur, celle de Tom Hardy est à mon avis davantage à mettre en avant dans ce film, tant il parvient à créer un personnage plausible, dont les réactions humaines en font un méchant crédible et profond. Si l'histoire ne laisse que peu de répit au spectateur, on doit quand même dire que plus de 2h30 de souffrances diverses et variées à l'écran finissent par éreinter et que l'on est heureux de voir apparaître le générique de fin à l'écran. Restent les paysages, magnifiques et parfaitement bien filmés par le réalisateur mexicain, qui s'est visiblement beaucoup inspiré de Terrence Malick notamment dans les premiers plans du film.

MA NOTE : 2/4

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=182266.html


lundi 21 novembre 2016

Zootopie

Le long métrage Disney du début d'année était extrêmement attendu et les moyens avaient mis sur la table pour assurer l'évènement. Et ça se voit à l'écran ; l'univers créé est très riche, les graphismes sont très élaborés et agréables visuellement. Toute cette faune, organisée en société humanoïde où les caractères ressortent par le type d’espèce animale n'est pas sans rappeler la superbe BD Blacksad. Malheureusement, l'intrigue n'est pas au niveau de l'univers créé et déçoit un peu par son manque de piquant. Aussi, si les problèmes de société du début de notre siècle sont bien représentés dans le film, il y a un assez fort sentiment moralisateur et l'histoire est un peu naïve pour emporter enfants et parents, comme peuvent le faire en revanche les Pixar. Aussi, s'il y a un moment de franc fou-rire génial, le reste du film fait à peine sourire lors de gags qui font rarement mouche.

MA NOTE : 2/4

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=223207.html


Deadpool

Voici le énième film Marvel qui sort sur les grands écran cette année. Contrairement aux grosses franchises de l'écurie, Deadpool a eu un budget nettement aminci, et ça se voit sur tous les aspects. Le scénario, premièrement, peine à susciter l'intérêt. Si la naissance du personnage est assez sympathique quoique bien simpliste, le développement de l'intrigue est nébuleux et on ne sait pas trop où le film veut en venir, et ce qu'il veut nous offrir. Ensuite, les dialogues sont assez pompeux et lourds, et ils se voudraient ostensiblement drôles mais ratent souvent leur cible. Parler directement au spectateur est un exercice périlleux rarement réussi, et Deadpool ne déroge pas à la règle. Ensuite, les personnages n'ont pas grand intérêt. Les effets spéciaux s'en sortent bien même s'ils ne sont pas surprenant et sont un peu trop systématiques. En somme, le film est divertissant, mais ne restera pas dans les annales.

MA NOTE : 1/4

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=146349.html


Steve Jobs

Danny Boyle est un intrigant personnage. Il s'est fait connaitre à la fin des années 90 et au début des années 2000 avec des films trash et réalistes comme Trainspotting ou 28 Jours Plus Tard. A ce moment de sa carrière adoubé par l'ensemble de la critique, il avait atteint le zénith de sa carrière en 2007 en sortant Sunshine, peut-être le meilleur film de son catalogue et le plus sous-estimé. Sauf que c'est un an plus tard, pour un film complètement différent et bien plus lourd, Slumdog Millionnaire, qu'il atteignit le Graal, l'Oscar du meilleur film. Après le poussif 127 Heures et l'incompréhensible Trance, il revient avec un projet qui semble bien différent de sa filmographie. Un biopic, qui plus est sur un personnage qui en a déjà inspiré un il y a 3 ans ; Jobs, Steve Jobs. Sauf que cette fois-ci, c'est Aaron Sorkin qui est à l'écriture du scénario, et qu'il ne s'agit pas de reprendre scène par scène toutes les étapes de la vie de Steve Jobs de manière linéaire et peu créative, mais au contraire de se focaliser sur trois d'entre elles. Le film a été monté comme un opéra en trois actes. Le fait que les trois se passent dans des contextes similaires, juste avant la présentation de produits phares de la marque à la pomme croquée donne une unité de lieu au film, très intéressante car ce sont donc les évènements qui vont apporter du contraste, et non les changements de décors ou les mouvements intempestifs de caméra. Nous assistons à travers les déceptions, les frustrations, les échecs et certaines réussites à la naissance de la légende, et nous parvenons à saisir sa personnalité. Manager né, avec une autorité naturelle et des idées fortes menées en fil rouge, nul besoin d'être passionné par cet univers pour trouver le film fort intéressant. Une belle pépite du début 2016.

MA NOTE : 3/4

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=207616.html